Bars et COVID-19

Des bars envisagent de rouvrir malgré l'interdiction

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Financièrement à «bout de souffle» et se sentant victimes d’une injustice, des tenanciers de bars préviennent Québec que certains d’entre eux pourraient être poussés à la «désobéissance civile» si le gouvernement ne permet pas de rouvrir en même temps que les restaurants.

«On a reçu beaucoup d’appels de gens qui sont dans un ras-le-bol total pis qui vont sûrement peut-être défier la loi», a affirmé Renaud Poulin président directeur-général de la Corporation des Propriétaires de Bars, Brasseries et Tavernes du Québec, à la La Presse canadienne.

Il ne digère pas que Québec les empêche d’ouvrir leurs portes alors que les restaurants pourront désormais vendre des boissons alcoolisées sans qu’un repas doive être consommé, soit la vocation même de ce qu’ils font. Si ces tenanciers découvrent que des dizaines de personnes dans un restaurant sont en train de consommer uniquement de l’alcool tard en soirée, « ils ne l’accepteront pas », a résumé M. Poulin.

L’association constate aussi que les bars du Nouveau-Brunswick ont pu rouvrir et que ceux de l’Ontario pourront le faire en même temps que les restaurants ce vendredi.

À la Nouvelle association des bars du Québec (NABQ), on continuera de défendre les intérêts de ceux qui ne savent toujours pas quand ils pourront rouvrir, comme les bars à cocktails et autres établissements de qualité qui font la réputation de la vie nocturne montréalaise. L’Association continuera à se battre pour que les bars aient les mêmes droits que les restaurants, notamment en ce qui concerne la vente d’alcool pour emporter.

Car de toute manière, cet été, après un confinement de plus de deux mois c’est dehors que ça risque de se passer. Tous les bars n’ont pas de terrasse et bien des gens ne vont avoir tant envie que ça de s’enfermer dans les bars. Si les bars pouvaient vendre des cocktails et autres consommation en bouteille que les gens peuvent boire ailleurs, sur une rue piétonnière, dans un parc ou dans leur cour, par exemple, ça ferait une bonne différence. Ce n’est pas en vendant des t-shirts et autres produits dérivés qu’ils vont réussir à survivre.

Quelle est la différence entre boire de l’alcool sans nourriture assis dans un restaurant (ce qui serait permis si le projet de loi 61 était adopté) et boire de l’alcool sans nourriture assis dans un bar, peut-on se demander ?