Région métropolitaine de Montréal

Les restos pourront rouvrir dès le 22 juin, mais pas les bars

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Bien des restaurateurs saluent l’annonce faite par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. André Lamontagne, et le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. Jean Boulet, concernant la réouverture des salles à manger de restaurants à compter du 22 juin pour le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal qui pourra se faire une semaine après la zone hors de la grand e région de Montréal. Une nouvelle, attendue depuis longtemps par les restauratrices et restaurateurs du Québec, permettra à bon nombre d’entre eux d’enfin respirer un peu.

« La réouverture des salles à manger constitue en quelque sorte le symbole d’une bataille remportée par les Québécoises et les Québécois sur la COVID-19 et il faut s’en réjouir. Convenons toutefois que ce qui attend les exploitants de restaurant dans les prochaines semaines sera un immense défi à surmonter, les mesures sanitaires à respecter étant fort nombreuses », a déclaré le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’ARQ, M. François Meunier. « Ils sont prêts à relever le défi et à offrir le service en toute sécurité autant pour les travailleurs que la clientèle », a-t-il ajouté.

Les restaurateurs applaudissent par ailleurs les assouplissements administratifs annoncés quant à l’aménagement des terrasses cet été, notamment quant à leur occupation sur le domaine public avec l’accord des municipalités.

Ces mesures s’ajoutent aux amendements déposés jeudi dernier au projet de loi 61 qui visent à alléger et moderniser le régime juridique en matière de vente et de service d’alcool pour les restaurants.

Malgré le fait qu’une partie de l’industrie de la restauration ait été en mesure de demeurer ouverte et que la majorité des exploitants attend avec impatience de revoir les premiers clients en salle, la chute du tourisme et la réduction de la capacité d’accueil des établissements, afin de respecter la distanciation physique, auront des conséquences financières très importantes pour les établissements.

En effet, selon un sondage récent plus de 60% des gestionnaires de restaurant jugent que leur établissement ne pourra survivre financièrement au-delà de 6 mois avec une capacité réduite à 50%. C’est pourquoi l’ARQ réitère sa demande au gouvernement du Québec de mettre en place des mesures d’aide directe aux restaurateurs, et non sous forme de prêts, pour leur permettre de résister aux impacts de la crise.