États-Unis

Revers pour Trump concernant le statut des Dreamers dont 81000 s’identifient comme LGBT

Yves Lafontaine
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Une décision de la Cour suprême des États-Unis vient de bloquer la tentative de l’administration Trump de mettre fin au programme DACA des «Dreamers».

Les Dreamers sont des enfants de migrants arrivés illégalement aux États-Unis. Leur surnom vient d’une loi proposée en 2001, mais jamais adoptée, le Development Relief and Education for Alien Minors Act (DREAMA),qui proposait de régulariser la situation de ceux d’entre eux qui fréquentaient un collège ou s'enrôlaient dans les forces armées.

L’administration Obama a mis en place en 2012 un programme, le Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA) permettant à ceux qui sont arrivés avant 2007 et alors qu'ils avaient moins de 15 ans, de rester temporairement aux États-Unis.

Au 31 mars 2020, plus de 780 000 jeunes bénéficiaient du programme, sur un total de 1,3 million de personnes admissibles. Selon un sondage mené auprès de plus de 3000 de ces jeunes pour le compte du Center for American Progress, leur âge moyen lors de leur arrivée aux États-Unis était de six ans et demi. Leur âge moyen est aujourd'hui de… 28 ans.

Du total des jeunes 81 000 «Dreamers» s’identifient comme LGBT et 39 000 d’entre eux ont participé au DACA 

Il y a environ 81000 rêveurs LGBT aux Etats-Unis et, selon un rapport mis à jour par le Williams Institute de l'UCLA School of Law, 39 000 d’entre eux ont participé à l'action différée pour les arrivées d'enfants (DACA).  

La majorité des bénéficiaires LGBT DACA vivent en Californie, au Texas, en Illinois, à New York et en Floride. Créé en 2012, le programme DACA permet aux immigrants sans papiers qui sont entrés aux États-Unis avant l'âge de 16 ans et remplissent d'autres conditions, l'autorisation de travail temporaire et la protection contre l'expulsion pour une période renouvelable de deux ans. 

L'administration Trump tentait de mettre fin au programme depuis 2017, mais la Cour suprême a bloqué aujourd'hui cette tentative. 

«Les jeunes adultes LGBT sans papiers sont une population particulièrement vulnérable», a déclaré en entrevue Kerith J. Conron, auteur principal de l'étude, chercheur distingué et directeur de recherche Blachford-Cooper au Williams Institute.  

«Le DACA aide beaucoup d'entre eux à obtenir une éducation, à trouver un emploi et à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille tout en contribuant à l'économie américaine.»

 

Pour accéder à l’étude du Williams Institute de l'UCLA School of Law