Europe

Paris, Londres et Prague dénoncent la discrimination contre les LGBT en Europe de l'Est

«La situation des personnes LGBTQ reste très préoccupante», notamment dans les pays de l'Est, dénoncent trois chargés des Affaires européennes. 

La France, l'Allemagne et la République tchèque dénoncent les discriminations visant les personnes LGBT en Europe, notamment dans les pays de l'Est.  

"La situation des personnes LGBTQ reste très préoccupante, certains dirigeants nationaux remettant même en cause les campagnes en faveur de leurs droits", écrivent la Française Amélie de Montchalin, l'Allemand Michael Roth et le Tchèque Ales Chmelar, tous trois chargés des Affaires européennes dans leur pays, dans une tribune parue sur le site de Politico jeudi 18 juin. 

Le président polonais sortant Andrzej Duda, candidat à sa réélection le 28 juin, s'est ainsi engagé à soutenir la famille polonaise traditionnelle mais aussi à "protéger les enfants contre l'idéologie LGBT" et empêcher sa propagation "dans les institutions publiques".  

Nombre d'entités territoriales polonaises, souvent liées au parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS), ont aussi adopté des résolutions pour se déclarer "zones libres de l'idéologie LGBT" dans ce pays très catholique. 

"Nous condamnons fermement toute mesure d'exclusion et de discrimination et désapprouvons fermement les restrictions aux droits humains et à l'égalité", notamment le refus de toute reconnaissance légale des transsexuels et transgenres, poursuivent les trois ministres. 

La Hongrie entend ainsi définir le genre par le "sexe biologique basé sur la naissance et le génome". Les personnes transgenres, opérées ou non, ne seraient alors plus autorisées à demander un changement de sexe auprès de l'état civil, comme c'est le cas actuellement. 

Rédaction avec AFP