Europe

La Suisse, nouveau refuge pour les «Thérapistes de conversion»

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Comme la pratique de la thérapie de conversion n’est plus permise en Allemagne, l’un des plus importants groupes allemands prônant la «restauration identitaire» des personnes LGBTQ+ a annoncé son déménagement… en Suisse.

Le leader des thérapies de conversion en Allemagne plie bagage. Dans la foulée de l’interdiction de ces pratiques, la Confrérie du Chemin (Bruderschaft des Weges) et l’Institut de pastorale et de conseil pour la restauration identitaire par le dialogue (l’Institut für dialogische und identitätsstiftende Seelsorge und Beratung) ont annoncé leur enregistrement en tant qu’association suisse, rapporte le site Queer.de. Il s’agit manifestement pour ces groupes de se mettre à l’abri des poursuites qui guettent les guérisseurs de LGBTQ+ mineurs : 1 an de prison et 30 000 euros d’amende. 

La Fraternité et l’Institut sont des émanations de Wüstenstrom, la branche allemande du mouvement évangélique américain Desert Stream, lui-même issu du groupe Exodus International, aujourd’hui dissout. 

En Allemagne, ils sont dirigés par un théologien et psychothérapeute nommé Markus Hoffmann, un des principaux opposants à la loi « anti-thérapies de conversion ". Sur le site l’Institut, il se dit victime de " discrimination» et déplore de voir les « frères privés du droit de parler de leur vie et de leurs expériences en matière de sexualité». 

Rappelons qu’en Suisse les «thérapies de conversion» sont de facto bannies, même si plusieurs cas ont été dénoncés ces dernières années. Mais le Conseil fédéral n’a pas jugé utile d’inscrire cette interdiction dans la loi, estimant que le cadre déontologique actuel était suffisant. 

 

Source : 360.ch