Don de sang

Les députés français suppriment la période d’abstinence pour les hommes gais et bisexuels

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La période d’abstinence de quatre mois qui créée une spécificité pour les hommes ayant des relations homosexuelles a été supprimée par les députés français. Cette mesure rectrictive dans le don de sang était jugée discriminatoire par beaucoup au sein de la communauté LGBT en France comme ailleurs.

Les députés français ont voté mercredi 1er juillet en commission la suppression de toute discrimination envers les hommes gais et bis qui donnent leur sang, dans le cadre de l’examen du projet de loi de bioéthique. 

«Les critères de sélection du donneur ne peuvent être fondés sur le sexe du ou des partenaires avec lesquels il aurait entretenu des relations sexuelles», ont décidé les députés via un amendement du corapporteur Hervé Saulignac, cosigné par une centaine d’élus principalement de gauche.

«Fier d’avoir cosigné et voté à l’instant en commission spéciale bioéthique l’amendement d’Hervé Saulignac visant à supprimer le délai d’abstinence sexuelle imposé aux homosexuels et bisexuels pour le don du sang», s’est félicité notamment Matthieu Orphelin sur Twitter.

La période d’abstinence d’un an que devaient respecter les homosexuels pour donner leur sang avait été réduite à 4 mois en avril dernier. Le ministère de la Santé avait présenté la réduction de cette période comme «une première étape» vers un alignement des conditions du don pour les homosexuels sur celles des hétérosexuels, envisagé «à l’horizon 2022». Hervé Saulignac a souhaité inscrire plus rapidement «dans le marbre de la loi la suppression de cette discrimination», selon un communiqué.

La commission spéciale chargée de l’examen du projet de loi de bioéthique examine depuis lundi en deuxième lecture ce texte qui ouvre la PMA à toutes les femmes. Les députés rétablissent leur version du projet de loi qui avait été modifié par le Sénat.

Ils ont aussi adopté un amendement MoDem autorisant le don de gamètes dirigé entre deux femmes au sein d’un même couple, si l’une d’elle souffre d’infertilité.

Rédaction avec AFP