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Benoit Migneault
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Fugues
Photo prise par © Fugues

Cosmos 1999 (Space 1999)

Une série télévisée de science-fiction britannique, produite par Gerry Anderson et Sylvia Anderson, également producteurs des émissions jeunesse en supermarionation que furent Les Sentinelles de l’air (Thunderbirds), Escadrille sous-marine (Stingray), SupercarFusée XL5 (Fireball XL5), Joe 90 et Capitaine Scarlett (Captain Scarlett).  

Diffusée sur deux saisons, de 1975 à 1977, il s’agit d’une production télévisuelle coûteuse et de hautes qualités qui a laissé un souvenir indélébile, que ce soit en raison de l’inventivité des scénarios, de la qualité des maquettes (un travail de précision spectaculaire) et des effets spéciaux de pointe, mais également en raison de l’excellence du doublage réalisé au Québec (l’un des rares, avec les deux premières saisons de Star Trek, également utilisé en France où l’industrie y est protégée).

La prémisse est simple : le 13 septembre 1999, une explosion de déchets nucléaires entreposés sur la Lune génère une réaction en chaîne qui projette celle-ci en dehors de l’orbite terrestre.   Les 311 survivants de la base lunaire Alpha, sous la main de fer du commandant Koenig (interprété par Martin Lando) et du docteur Helena Russel (Barbara Bain), errent dans l’espace et affrontent mille dangers à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil.

La première saison, considérée comme plus sérieuse, aborde des thèmes philosophiques souvent tragiques alors que la seconde, qui tentait de rejoindre un public américain plus large, est orientée vers une formule combinant action, drame et humour. Même si la qualité baisse quelque peu en saison 2, on y retrouve tout de même des épisodes fantastiques dont l’inquiétant Un message d’espoir (The Bringers of Wonder) où le sauvetage des habitants de la base par la Terre cache de sombres desseins.

La raison pour laquelle j’évoque cette série est que la saison 2 y a vu naître un personnage féminin hors-norme pour l’époque – Maya – qui a immédiatement marqué l’imaginaire et s’est même imposée comme une figure iconique pour la communauté gaie et lesbiennes de l’époque. Celle-ci est l’une des dernières représentantes de la planète Psychon et constitue l’une des premières métamorphes de l’histoire de la science-fiction (elle peut changer sa structure moléculaire, pendant une heure, et se métamorphoser en quelque espèce vivante que ce soit).

Contrairement à la représentation féminine classique de l’époque, elle occupe un rôle de premier plan, tient tête aux personnages masculins, possède un grand courage et se défend seule. Elle est beaucoup plus intelligente que la plupart de ses comparses, sait piloter un vaisseau, fait montre d’un sens de l’humour irrésistible et est souvent interloquée par le comportement des humains (elle taquine son soupirant parce qu’il est ennuyé de l’avoir vu embrasser un autre homme). Elle est par ailleurs d’une beauté sculpturale (l’actrice, Catherine Schell, est d’ailleurs responsable du design de son maquillage).

Bref, à une époque où le « pouvoir » des personnages féminins était souvent cantonné dans leur sex-appeal ou leur capacité à manipuler les hommes, on comprend pourquoi le personnage a tant marqué l’imaginaire. Il était d’ailleurs si populaire qu’une série dérivée a même été envisagée.

Le doublage québécois n’est pas disponible sur les DVD ou Blu-ray vendu en Amérique non plus que sur les plateformes usuelles de diffusion en continu. Il est cependant possible les écouter gratuitement sur la chaîne Canalwdj.jimdofree.com. On peut également retrouver la plupart des épisodes sur YouTube, notamment sur la chaîne de Laurent Le Guilloux bien que certains d’entre eux soient bloqués au Canada. Sinon, la version originale anglaise se retrouve aisément sur iTunes.

Il ne faut par ailleurs pas manquer le générique d’ouverture de la saison 1 et de la saison 2 qui sont visuellement enlevant et de véritables vers d’oreille!

 

monster

Monsters in the Closet – A History of LGBT Representation in Horror Cinema

Vous vous intéressez au cinéma d’horreur et à la présence LGBT au cœur de ce dernier? On serait souvent porté à croire que seules les productions récentes ont inclus une véritable représentation de personnages issus de nos communautés, bien évidemment à l’exception du maniaque de service à la sexualité « déviante ».

La réalité est cependant beaucoup plus subtile et nuancée et l’essayiste James Somerton plonge au cœur de l’histoire du septième art, des origines à nos jours, pour en retracer l’évolution : du Portrait de Dorian Gray aux slasher movies en passant par Frankenstein et Psycho. Il tente également d’expliquer pourquoi ce genre cinématographique a toujours rencontré un grand succès dans les communautés LGBT.

Les inconditionnels de Harry Potter seront également intéressés par son analyse du phénomène et des thèmes queers de cette série.

Passionnant!

 

revue

Les Revues du monde

Une chaîne réalisée et animée par la pétillante Charlie Danger, véritable pendant féminin d’Indiana Jones. Fort bien vulgarisé, les différentes vidéos se penchent sur des sujets en lien avec l'archéologie, l'histoire et l'anthropologie. L’animatrice se fait un devoir de documenter en profondeur chacun des sujets abordés où le mystère occupe toujours la part du lion ou du moins, c’est ce que l’on serait porté à croire avant d’en amorcer le visionnement.

Sa réputation et sa rigueur sont bien établies et l’animatrice fut d’ailleurs même l’invitée du Louvre, en 2018, dans le cadre du tournage de l'une de ses vidéos traitant de la fabrication d'une momie. Parmi les autres sujets, on retrouve : la Théorie des anciens Astronautes, la Véritable histoire des crânes de cristal, la Malédiction du Pharaon, les Squelettes de diamants, la Terre est-elle creuse?, un Pape a-t-il été une femme?, Atlantide : des preuves archéologiques?, Comment construire les pyramides, Pute, le plus vieux métier du monde?, Pourquoi avorter est si souvent interdit dans l’histoire, le Volcan à l’origine de la Révolution française et de nombreux autres tous plus passionnants les uns que les autres.

À voir et à revoir!

Bon visionnement!