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Le champion de trampoline britannique Luke Strong sort du placard comme bisexuel

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L’athlète anglais de 27 ans vient de faire sa sortie du placard lors d’une interview accordée à un podcast de la BBC au cours de laquelle il revient sur un parcours sportif difficile émaillé d’insultes homophobes qu’il a fini par apprendre à ignorer.

Si c’est la première fois que le jeune homme évoque publiquement son orientation sexuelle, ses amis et sa famille sont déjà au courant.

«Je ne me suis jamais caché», explique-t-il au micro de l’émission The LGBT sport Podcast, sur la BBC, «et j’ai toujours été très transparent sur le fait que je suis attiré par les deux sexes. Homme ou femme... même si je n’ai jamais vraiment eu de relation à long terme avec l’un ou l’autre», ajoute-t-il. Son entraîneur est la première personne à qui j’ai parlé de sa sexualité. 

Si Luke a le cuir épais, c’est qu’il a une longue histoire avec le harcèlement. À 11 ans, lorsqu'il commence sa carrière de trampoliniste, les premières insultes fusent. «Je pense que, comme la plupart des gens dans la communauté LGBTQ, grandir est toujours un peu difficile. Surtout porter un justaucorps, faire de la gymnastique, faire le grand écart... Tu es l'objet de blagues sur les gais... J’y ai eu droit dès l’école. Et avec les année, ça a empiré. Il y a eu une période entre la 5e et la 4e où j’ai subi un harcèlement vraiment dur. Je n’osais plus parler du trampoline parce que j’étais gêné ».

Avec le temps, cette animosité s’est un peu calmée. Surtout lorsque ses camarades ont réalisé à quel point le jeune homme était talentueux. 

Aujourd'hui encore, l’athlète reçoit des messages homophobes, mais il puise en lui la force de les ignorer : «Souvent sur les réseaux sociaux, je suis la cible de trolls, avec des commentaires homophobes ou des messages personnels. Mais je m’en fous, prévient Strong. Je suis désolé pour les gens étroits d’esprit qui pensent encore que dire à quelqu'un qu'il est gay est une offense, ça n’en n’est pas une».