Sport / Genre

Martina Navratilova s'oppose à l'inclusion des femmes trans dans les compétitions féminines

Chantal Cyr
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L'ancienne championne de tennis Martina Navratilova est l'une des 300 athlètes à avoir signé une lettre ouverte soutenant l'exclusion des femmes trans des compétitions féminine. Une initiative qui crée le malaise car elle émane de militants alliés à des groupes anti-LGBT.

Martina Navratilova, pionnère dans la défense des droits LGBT, mais qui a critiqué à plusieurs reprises l'inclusion des transgenres dans le sport, signe aujourd'hui une lettre du groupe dit Save Women’s Sports soutenant, au nom de l’"équité", l’exclusion des filles et femmes trans des compétitions féminines.

La lettre réagit aux menaces de boycott sportif visant l’Idaho, après que cet État américain a adopté une loi qui bannit les jeunes trans des compétitions scolaires et universitaires. En outre, elle oblige les jeunes filles à fournir la "preuve médicale" de leur sexe biologique en cas de «contestation».

Elle dénonce des «tactiques d'intimidation» et loue l'Idaho pour «avoir préservé une concurrence loyale pour les femmes et les filles».
Elle poursuit en demandant que «les sports féminins [soient] protégés pour les femmes biologiques», suggérant que les femmes et les filles trans pourraient concourir dans une catégorie distincte.

La position défendue par Martina Navratilova suscite d'autant plus le malaise au sein de la communauté LGBT que l'organisation Save Women’s Sports est proche de groupes anti-LGBT. 

Le site Web de Save Women’s Sports ne fait d'ailleurs pas mystère de ses «alliés» peu recommandables. «En tant que coalition non partisane, nous n’approuvons pas toutes les opinions représentées dans ces liens», indique l'association dont les liens sont toutefois partagés à des «fins éducatives».

Le site Outsports pointe aussi que sur les 308 signataires de la lettre de Save Women's Sports, au moins six avaient déjà signé une péition s'opposant à des protections contre la discrimination des personnes LGBT, qui établissait le droit pour les employés de ne pas être licenciés en raison de leur orientation sexuelle ou l'identité de genre.