La Chambre de Commerce LGBT du Québec

Une chambre de commerce virtuelle mais proactive

Michel Joanny-Furtin
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Isolement versus rapprochement. Voilà bien le dilemme de la Chambre de commerce LGBT du Québec (CCLGBTQ) depuis la mi-mars. Comment maintenir des liens, des relations devrions-nous dire, autant personnelles que professionnelles dans le cadre de la mission d’une Chambre de commerce? 

«Une mission essentielle de notre Chambre de commerce LGBT, c’est de faire parler les gens entre eux», affirme son président Thierry Arnaud. «Beaucoup de professionnels ont dû réduire leurs activités. Devrons-nous envisager des cessions d’activités voire des faillites? C’est un vrai défi - quand ce n’est pas pour certains une urgence! – face à laquelle chaque entreprise, chaque professionnel de notre regroupement se débat…» 

«Comme toutes nos activités de rapprochement social sont suspendues, nous cherchons chaque jour à maintenir le lien entre nos membres en proposant une programmation au jour le jour, explique-t-il. On tente des essais…» 

Ainsi, en juin, la CCLGBTQ a proposé à ses membres de participer à une expo photo où chacun pouvait faire parvenir une image de son lieu de télétravail adapté au confinement et à la pandémie. 25 d’entre eux ont répondu (à voir sur la page FB de la Chambre). 

En juillet, sous le titre "Résilience 2020", la Chambre a mis en place une table ronde, en vidéo-conférence via Cisco Webex, sur le marché immobilier, avec Caroline Salette, agente immobilier, Patrick Desmarais, directeur des comptes PME à la TD et Michel Tannous, spécialiste hypothécaire à la TD. Une table ronde organisée à l’initiative de Martine Roy, directrice du développement des affaires LGBT chez TD, et dont Thierry Arnaud était le modérateur. 48 personnes s’y étaient inscrites. L’enregistrement vidéo de cette table ronde est disponible sous ce lien… 

(https://tdbg.webex.com/recordingservice/sites/tdbg/recording/play/e6d3722b59984e7b8ded0ac55b6f46e3

 

Maintenir un contact solidaire coûte que coûte 

D’autres rencontres et activités virtuelles s’en viennent. Mais comment faire parler 40 personnes ensemble quand chacun ne dispose pas toujours du matériel et/ou bagage informatique adéquat? 

«Nous procédons à un sondage auprès de nos membres pour avoir de leur part des propositions de nouvelles activités à distance afin de répondre au mieux à leurs besoins. Actuellement, 55 d’entre eux ont répondu. Luc Généreux, propriétaire du bar Le Cocktail propose par exemple un débat sur le thème Comment servir la clientèle comme avant?» 

«En parallèle, poursuit le président de la CCLGBTQ, il existe de nombreuses formations sur le web, notamment à la FCCQ (Fédérations des Chambres de commerce du Québec) et nous publions fréquemment des infolettres pour en faire le relais. Pour certains de nos membres, consacrer du temps à la formation en ces temps de confinement est une opportunité pour tenter de faire évoluer son affaire et préparer la sortie de cette crise», pense Thierry Arnaud. 

Notez que l’Assemblée générale annuelle (AGA) a été pour le moment remise à la fin septembre