Dimanche 16 aout

Adam Lambert pour l'édition 360o de Fierté Montréal

Celui qui succède maintenant à Freddie Mercury en premier plan du groupe Queen suivra la rappeuse canadienne Backxwash (nominée pour un prix Polaris en 2020) dans ce qui sera le début d’une soirée haute en couleur et en surprises! Vous ne voulez pas manquer une performance spéciale et exclusive de Adam Lambert et de Backxwash, qui sera diffusée sur la page Facebook de Fierté Montréal!

Pour l'occasion revoici l'entrevue qu'il avait accordé au rédacteur-en-chef de Fugues juste avant le début de la pandémie...

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Quand il a repris le célébrissime Bohemian Rhapsody, en 2009, pour l’émission American Idol, Adam Lambert était loin d’imaginer qu’un jour il allait faire mieux que rendre hommage à ses idoles de Queen et qu’il allait chanter avec eux. Adam Lambert vient de lancer Velvet, son quatrième album en carrière. Sur cet album, on retrouve treize chansons, dont certaines comme Superpower sont déjà parus sur le EP Velvet: Side A en septembre dernier. À propos de Feel Something, le chanteur indiquait, il y a quelques mois sur les réseaux sociaux, que ce titre revenait «sur une période difficile de ma vie. La vie d’un célibataire peut être amusante, mais au bout d’un certain temps, on ressent un vide. J’étais comme paralysé: je voulais tomber amoureux tout en sachant que je n’étais pas prêt.» Quant à Roses, le simple qui roule à la radio, le titre met en vedette Nile Rodgers, le guitariste de Chic qui a également collaboré il y a quelques années au succès Get Lucky de Daft Punk.

De quelle manière considères-tu que ta musique a évolué au fil de tes quatre albums?
«Je suis une personne orientée sur des projets. J'aime toujours créer un monde dans lequel chaque album vit. Une grande partie de cela est dans ma propre tête, mais je m’inspire de tout ce que je fais. Cet album-ci est très spécifique dans son son. C’est un compagnon particulier. Il y a beaucoup d'ambiances et d'énergies différentes, toutes évoluant dans un monde de velours.»
 
Le temps passé en tournée avec Queen a-t-il influencé l'écriture des chansons de Velvet?
«Les sept dernières années avec Queen ont un peu déteint sur moi, par osmose. Et le truc avec Queen, c'est que leur musique fonctionne encore très bien aujourd'hui. Leurs chansons sont tellement intemporelles et il y a une raison à cela: elles ont toutes une mélodie forte et elles sont universelles, dans un esprit humain et inclusif. Je pense que le pouvoir des chansons de Queen repose aussi sur le fait qu’elles ne suivaient pas vraiment les tendances et expérimentaient différents sons et styles musicaux. Elles étaient courageuses. J'ai toujours aimé cet aspect. Et elles sont la preuve que ça fonctionne de prendre des risques.»
 
adam lambertÇa te stresse de lancer ce nouvel album?
«Pas vraiment! Je suis juste super excité, pas nerveux. Quand je repense aux 10 dernières années, j’étais plus inquiet en sortant mes précédents albums malgré la confiance que je pouvais avoir dans chacun. Cette fois, je suis juste soulagé et vraiment calme à ce sujet. J'ai l'impression d'avoir suivi mes instincts et mon intuition plus que jamais. La production de l’album a pris trois ans. Et une partie de la raison pour laquelle ce processus a été long est que j'ai choisi délibérément de ne pas me précipiter. J’ai voulu me donner le temps d’expérimenter en studio et je voulais travailler avec des paroliers en particulier - certains avec qui j'ai travaillé auparavant, mais aussi de nouvelles personnes que j'ai rencontrées au cours de l’aventure. Puis, j’ai commencé à tester certaines des chansons en studio. Je ne savais pas précisément ce que je voulais faire au début. Peu à peu, un son s’est imposé de lui-même. À mon avis, c’est un album très intemporel. Au niveau sonore, il fait référence à une grande partie de la musique que j’ai écoutée en grandissant et que j’écoute encore. C'est rétro, assez années 70 et 80. Il y a définitivement un côté vintage et dans son univers musical, une fusion du nouveau et de l'ancien. Dans l'ensemble, je dirais que c'est plus émouvant que tout ce que je n'ai jamais exprimé en chanson auparavant. Du moins, c'est ce que mes amis m'ont dit! (rires) Oui, Velvet est doux et velouté, bien que le mot signifie bien des choses différentes.»
 
Ça te fait quoi que plusieurs te considèrent comme étant un modèle positif pour la communauté LGBT?  
«C’est un honneur. J'ai eu la chance de grandir dans une famille vraiment ouverte qui m'a soutenu quand j’ai fait ma sortie du placard à 18 ans. Ensuite, j’ai déménagé à Los Angeles où je suis devenu un adulte. J'ai eu ma part de relations et d'aventures. Et au cours des dix années suivantes, j'ai eu à faire mes propres expériences et vécu des relations qui ont forgé mon identité. Au moment où je suis devenu une personnalité publique, j'avais déjà eu près de dix ans pour décider quel genre d'homme que je voulais être. Et me retrouver sous les projecteurs à ce moment-là, à 27 ans, a été un grand moment pour moi parce que j’étais prêt et que j'avais eu mon propre temps à moi. Grâce à American Idol, j'ai été en contact avec beaucoup de fans dont plusieurs n'avaient peut-être jamais connu de personnes ouvertement gaies dans leur entourage. Être ce catalyseur de conversation a donc été intimidant au début, mais c’est vite devenu évident pour moi que c'était ma responsabilité d’être conséquent avec moi-même et, pour les fans aussi, d’assumer publiquement qui j’étais.»
 
Ça te semble un moment positif pour créer? 
«Le monde est fou en ce moment - il se passe beaucoup de choses stressantes qui créent de l'anxiété. Les gens cherchent du sens et de l'espoir. Pour moi, la chose la plus puissante pour combattre ces angoisses est l'amour, le bonheur et la connexion. C'est l'un des thèmes principaux de mon nouvel album Velvet: se connecter et trouver ce qu’il faut pour être heureux et content. Je veux donner aux gens un sentiment de confiance, de fierté et de puissance, pour qu’ils sentent qu’ils n’ont pas à accepter le malheur et qu’ils ont le droit de demander plus pour eux-mêmes. Adam Lambert reconnait être «bien plus intéressé que jamais par la politique maintenant». Bien qu’il ne soutienne pas de candidat particulier, il dit espérer «que plein d’autres gens s’intéressent un peu plus à la politique comme moi. Parce qu’on est dans une période très sombre de la politique américaine», explique-t-il, espérant que la «négativité ambiante» poussera les Américains à se rendre aux urnes en novembre prochain.
 
Vous pouvez suivre Adam Lambert sur