Santé

Le Queensland en Australie a interdit les thérapies de conversion

Chantal Cyr
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En Australie, Queensland a adopté une mesure pour interdire les thérapies de conversion. La réforme intervient alors que la NHS et l’association mondiale de psychiatrie ont dévoilé l’envers de ces pratiques et son impact sur les victimes.

 “Aucun traitement ne peut changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne.”, a fustigé Steven Miles, ministre de la santé et des services ambulanciers à Queensland. “Il est temps d’envoyer un message clair. Une idéologie qui traite les personnes LGBTQI+ comme “endommagées” n’a aucune place dans notre société”, a-t-il rétorqué. Avec cette loi, l’état va ainsi sanctionné les instigateurs de thérapies de conversion à une peine pouvant aller de 12 à 18 mois de prison. En conséquence, il devient ainsi le premier à abolir ces pratiques. 

A l’annonce de son adoption, certains survivants de thérapies de conversion ont exprimé leurs réserves sur la réforme. “La législation de Queensland se concentre sur l’aspect médical plus que sur les autres chose. Il manque la majorité des survivants, donc ce n’est pas du tout protecteur”, a souligné Chris Csabs, membre du groupe LGBTQI+, SOGICE Survivors. “La plupart de ces survivants viennent de thérapies de conversion qui ont été faites dans des espaces informels.”, a-t-il ajouté. Le président du parti écologique, Michael Berkman, qui a voté en faveur de la réforme,  a également exprimé sa réserve sur ce point. 

Un acte entendu ! 

L’application officiel de la réforme intervient quelques semaines après que le sud de l’Australie ait envisagé d’adopter une législation similaire. En ce sens, il prévoit la mise en place d’un dispositif important au sein de la justice. De même, les sanctions seront aussi strictes. Toutefois, la réforme n’envisage pas une inclusion des personnes trans. 

En amont des débats parlementaires, Le parti écologique australien a salué l’adoption d’une telle mesure. De même, le procureur général de la région y voit une bonne avancée dans la considération des thérapies de conversion comme un crime majeur.