International

LES BUREAUX DE HELEM BEYROUTH DÉVASTÉS

André-Constantin Passiour
Commentaires

Comme vous le savez sûrement maintenant, le 4 août dernier une explosion d’ampleur catastrophique a frappé la ville de Beyrouth au Liban. Cette déflagration a détruit non seulement le port de la ville, mais plusieurs quartiers du centre-ville. Situé dans le quartier de Gémayzé, le groupe de défense des droits des LGBT, Helem, a été touché par cette explosion. Heureusement, il n’y a pas eu de blessés.

Vitres brisées, cadres de fenêtres arrachés, meubles cassés et jetés un peu partout dans les pièces, des débris jonchant le sol, c’est ainsi que les membres de cette organisation ont retrouvé leurs locaux au lendemain de cette explosion qui a coûté la vie à plus de 170 personnes (avec 300 disparus) et plus d’en blesser près de 6000. Ce qu’il faut comprendre ici, c’est qu’en plus d’être un organisme de défense des droits LGBT, Helem est aussi un centre communautaire avec des services aux membres.

 

«L'énorme explosion au port de Beyrouth a eu des effets sur les communautés les plus marginalisées du pays et a placé de nombreuses personnes LGBTQIA+ au cœur de la plus grande crise humanitaire qui soit au monde en ce moment», peut-on lire sur la page Facebook du groupe. «De nombreux membres de la communauté LGBTQIA+ ont souffert des crises économiques et sanitaires au Liban bien avant l'explosion du 4 août dernier. Aujourd'hui, de nombreux espaces queer à Beyrouth ont été endommagés, y compris le centre social et la section des services de Helem. Grâce à vos dons, Helem sera en mesure de soutenir de nombreux membres de la communauté LGBTQIA+. […] 100% des fonds collectés seront transférés à Helem pour soutenir et aider le Centre et tout autre besoin urgent.»

 

On demande aux gens d’effectuer des dons via l’organisme international:

https://outrightinternational.org/?form=helem

Rappelons aussi que cette explosion a fait plus de 300 000 sans-abris, des gens dont les demeures ont été trop endommagées pour pouvoir y rester, des centaines de bâtiments étant jugés non sécuritaires et structurellement instables.