Ariane Marchand-Labelle, nouvelle directrice du Conseil-Québécois LGBT

Le changement dans la continuité

Denis-Daniel Boullé
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Fugues
Photo prise par © Fugues
 
Pressentie pour assurer l'intérim pendant le congé de maternité de la directrice du Conseil québécois LGBT (CQ-LGBT), Ariane Marchand Labelle se retrouve aujourd'hui en charge pour au moins un an de l'organisme. Chargée de projet depuis décembre, la nouvelle directrice connaît bien le fonctionnement de l'organisme et les enjeux et défis à relever. Une nomination logique en somme. Le travail de l'organisme ne souffrira d'aucun ralentissement d'autant plus que les dossiers pour la rentrée sont nombreux.
 
Covid-19 oblige, l'entrevue s'est faite par téléphone. « Je ne savais pas en acceptant cet intérim que Marie-Pier Boisvert ne reviendrait pas. D'ailleurs, elle-même, au début de son congé de maternité n'avait pas encore pris sa décision, explique Ariane Marchand, et je suis donc en charge de ce poste pour un an». Ancienne attachée politique, dont plusieurs années aux côtés d'Hélène Laverdière, attachée politique auprès des élu.es de l'arrondissement Ville-Marie, Ariane Marchand a une bonne connaissance des milieux communautaires mais aussi des rouages des administrations aussi bien locales que régionales.
 
En charge au sein du CQ-LGBT d'un programme venant en aide aux personnes LGBTQ et bi-spirituelles victimes de violences sexuelles, la directrice regarde avec confiance les nouveaux projets pour les communautés LGBT. «Nous développons aussi tout un lexique à l'attention des médias et des services de première ligne sur les termes à utiliser les personnes transgenres, explique Ariane Marchand, mais aussi nous avons un projet pour favoriser l'inclusion des femmes trans dans les centres accueillant les femmes survivantes d'agressions sexuelles au Québec.» Et la réponse semble positive pour que l'accueil tienne compte des réalités spécifiques que peuvent vivre les femmes transgenres.
 
15e édition du gala Arc-en-ciel Le gala Arc-en-Ciel s'adapte aussi aux contraintes actuelles imposées par la Covid 19, et se réinvente. «Nous pensons cette année rendre hommage à celles et ceux de nos communautés qui se sont engagé.es depuis le début de la pandémie pour venir en aide, trouver des solutions, aussi bien dans nos communautés qu'à l'extérieur de nos communautés, avance la directrice, et donc nous ne remettrons pas de prix comme les années précédentes puisqu'il n'est pas question de créer une concurrence ou une forme de de compétition entre ces personnes.»
 
Le CQ-LGBT souhaite aussi améliorer la communication entre les associations membres de l'organisme, et améliorer la coopération entre eux. «On sait que pour les plus petits orga-nismes, ils ont souvent besoin d'aide logistique, pour améliorer leur gestion, leur plan de communication, d'où l'idée de mettre en place un système de mentorat, explique Ariane, pour des transferts de compétence entre un organisme plus grand vers des organismes qui ont plus de difficultés à survivre.»
 
Mais ce qui maintiendra bien occupée l'équipe du CQ-LGBT, c'est la préparation pour les consultations du prochain plan de lutte contre l'homophobie et la transphobie (2022-2027). Il y sera question entre autres du bilan du plan qui s'achève et de sérier les différents enjeux à venir. Et puis Ariane Marchand-Labelle souhaite également que le CQ-LGBT soit plus visible et plus présent non seulement pour les membres mais dans les médias et auprès du grand public, pour mieux faire connaître ses réalisations. 6