Changer d'auto en temps de Covid

Denis-Daniel Boullé
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Fugues
Photo prise par © Fugues

Comme la grande majorité des secteurs, celui de l'automobile a été particulièrement touché. Fermeture d'usines puis réouvertures progressives, concessionnaires fermés pendant de longues semaines, et le consommateur plus frileux à changer de véhicules face à l'incertitude de son avenir. Mais suite aux conséquences de la crise économique de 2008, l'industrie automobile a su limiter les dégâts même si elle doit aussi s'adapter à des temps nouveaux. En revanche, pour le consommateur qui ne peut remettre à plus tard l'acquisition d'une nouvelle auto, sachez qu'il y a des bonnes affaires à faire. Les concessionnaires souhaitent écouler leurs stocks en vue de l'arrivée des modèles 2021.

 
Du côté des manufacturiers, on a choisi aussi de rationaliser la production. Entre autres, certains comme Mercedes, ont décidé de ne plus produire des modèles dont les ventes étaient plus confidentielles, comme les cabriolets et les coupés de série C et E. D'autres manufacturiers adopteront la même stratégie. Enfin, certains n'envoient plus de modèles dans les pays où ils ne rencontrent pas le succès escompté. Par exemple, la Toyota Yaris quitte définitivement le Canada. Sa sœur jumelle, la Mazda 2, avait été déjà retirée d’Amérique du Nord.
 
En revanche, les nouveaux modèles prévus pour 2021, eux ne sont pas touchés. Peut-être arriveront-ils avec quelques semaines ou mois de retard, mais pas question d'interrompre leur production compte tenu des sommes investies en amont pour leur développement.
 
La tendance pour les VUS à quatre roues motrices ou non ne cesse de croître au point où là-encore les manufacturiers renoncent à lancer de nouvelles berlines, sinon pour les flottes de taxi ou les agences de location. Les deux constructeurs de luxe américains, Lincoln et Cadillac, ont retiré de leur catalogue, leurs grandes berlines, se concentrant sur une gamme de VUS... luxueux bien évidemment.
 
Allons-y pour notre coup de cœur de l'été, le Kia Seltos qui réunit tout ce que l'on est en droit d'attendre d’un petit VUS. Et surtout un peu plus d'espace pour les jambes des passagers arrière et le plus grand volume de chargement de sa catégorie. Dans la gamme Kia, le Seltos s'inscrit entre le Soul et le Sportage, et il partage de nombreux éléments (dont le châssis et la motorisation) avec son faux frère jumeau de chez Hyundai, le Kona.
 
Si le Kia Seltos ne produit pas le même plaisir de conduite un peu plus sportive que le Mazda C3, il se place en peloton de tête à tous les autres chapitres devançant ainsi la concurrence qui ne tardera pas à réagir. L'habitacle spacieux, le système d'écran intuitif très facile à utiliser, des qualités routières et une consommation suffisante pour ce type de véhicule, un confort de roulement qui est l'un des meilleurs de la catégorie. Que demander de plus! Bien entendu la version de base se détaille à 23 000$ et la plus luxueuse à 33 000$. Dans cette dernière, on retrouve un affichage tête haute, le tout nouvel accessoire qui va devenir bientôt indispensable. En fait, comme dans le cockpit d'un avion, des informations s'affichent la nuit au-dessus du tableau de bord.
 
Comme dans le Kona, deux motorisations sont disponibles, un moteur 4L développant 146 CV, associé à une boîte automatique CTV ou un 4L turbocompressé de 175 CV, couplé à une boîte automatique à 7 rapports. Et bien entendu, le choix entre un modèle à traction intégrale ou à traction avant.
 
Il est prévu selon les plans du constructeur de proposer bientôt sur le marché un Seltos tout électrique. Il faut souligner aussi, outre la fiabilité des modèles coréens, que la marque Kia propose une des meilleures et longues garanties (5 ans) sur tous ses modèles.  
 
 
Ville-Marie Kia, métro Papineau