Bars de Karaoké

«Cas par cas», s’il vous plaît !

L'équipe de rédaction
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Pour les propriétaires de bars karaokés, la fermeture annoncée est une « claque dans le visage ». La plupart de 600 établissements qui s’y consacrent ne voient pas comment ils pourront s’en sortir, eux qui ont pourtant fait des pieds et des mains pour s’assurer de poursuivre leurs activités en respectant les consignes d’hygiène pour lutter contre la COVID-19.

«Depuis la réouverture, on a tout fait et pour y arriver on a investi beaucoup d’argent. C’est fâchant de voir qu’à cause d’une place à Québec, qui a été irresponsable, plus de 600 établissements devront probablement fermer», déplore Danny Jobin, du bar Le Date à Montréal. 

Capuches individuelles sur les micros évidemment désinfectés entre chaque chanson, plexiglas de protection entre le chanteur et le public, plusieurs mètres entre les tables et la scène : les bars de karaoké sont déçus d’être pénalisés en groupe, malgré tous leurs efforts pour contrôler les risque de propagation du virus de la COVID auprès de leur clientèle. 

« Tout se passe très bien ici alors on est très déçu. C’est une claque au visage pour avoir bien fait les choses. On ne sait pas comment on va faire pour poursuivre. On est très découragés, souligne Michel Dorion du bar Le Cocktail. Le gouvernement devrait repenser sa décision et faire du cas par cas. Pas punir tout le monde. »