États-Unis

Premier faux pas homophobe de la candidate à la Cour suprême

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Premier faux pas de la nouvelle juge ultra-conservatrice pressentie pour sièger à la Cour suprême des Etats-Unis Amy Coney Barrett. Lors de son audition devant le Sénat, elle a parlé de «préférence sexuelle» pour évoquer les personnes LGBT.

Alors qu'elle expliquait qu'elle considérait la discrimination comme «odieuse» et n'entendait pas se monter discriminante envers les personnes LGBT, la magistrate connue pour ses positions anti-avortement et anti-LGBT a utilisé l'expression «préférence sexuelle» lors de son audition devant le Sénat américain. 

«Je ne ferais jamais de discrimination sur la base de la préférence sexuelle», a-t-elle déclaré. Une expression qui a fait bondir les militants LGBT américains dans la mesure où elle sous-tend que l'orientation sexuelle serait un choix.

Ainsi, George Takei, l'acteur ouvertement gay, a réagi à cette formulation sur Twitter. «Une préférence, c'est quelque chose que l'on choisit. Je vous donne un exemple: Je préfère une juge non-radicale, non-fondamentaliste à la Cour suprême. Suis-je clair ?».

Au sein même du Sénat, la sénatrice démocrate de Hawaï, Mazie Hirono, a repris la candidate à la Cour suprême américaine en déclarant: «Le terme 'préférence sexuelle' est daté et offensant ! Il est utilisé par les activistes anti-LGBTQ pour suggérer que l’orientation sexuelle est un choix. Ce n'est pas un choix. L’orientation sexuelle fait partie de l’identité d’une personne».

«Mon intention n’était pas d’utiliser un terme blessant envers la communauté LBGTQ. Si je l’ai fait, je m’en excuse», a alors corrigé Amy Coney Barrett.