Politique

Offrir des thérapies de conversion sera bientôt interdit au Québec

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Le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette en a fait la promesse en déposant un projet de loi bannissant les thérapies de conversion, jeudi dernier, qualifiant ce genre de services de « pratiques barbares ». 

Rappelant que l’orientation sexuelle n’était pas un choix, le ministre a dit  «Il est inacceptable qu’en 2020 ce type de thérapies ait encore lieu au Québec » 

Le projet de loi 70 ne comporte qu’une dizaine d’articles, mais stipule clairement que « toute thérapie de conversion est présumée porter atteinte au droit à l’intégrité » de la personne qui la suit. 

Les personnes ayant dans le passé subi ce genre de thérapies, pourront chercher à obtenir réparation, voire une compensation financière, pour le préjudice « corporel ou moral » résultant du traitement rendu illégal.

Aucun professionnel ne pourra donc offrir ce genre de thérapies, sous peine de sanction de son ordre professionnel, et ce, même à la demande expresse d’une personne adulte qui dirait souhaiter, de plein gré, changer d’orientation.

Quand la loi sera adoptée, le contrevenant s’exposera à une amende pouvant atteindre 50 000 $, voire 150 000 $ dans le cas d’une personne morale. En cas de récidive, l’amende doublera. 

L’initiative du ministre Jolin-Barrette suit de quelques semaines une initiative semblable de la députée libérale (Westmount–Saint-Louis), Jennifer Maccarone, qui a elle aussi déposé un projet de loi (599) visant à abolir les thérapies de conversion.

À Ottawa, le gouvernement de Justin Trudeau a également déposé projet de loi destiné à modifier le Code criminel de manière à interdire de forcer un adulte ou un enfant à suivre une thérapie de conversion.