Mon bilan de l’année 2020 en tant que porte-parole de l’opposition officielle en matière de diversité et d’inclusion et pour la communauté LGBTQ2

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Jennifer Maccarone
Photo prise par © Jennifer Maccarone

À chaque année qui s’installe, de nouveaux défis s’imposent. L’année 2020 n’a pas fait exception. En tant que députée de Westmount–Saint-Louis et en tant que porte-parole de l’opposition officielle pour la communauté LGBTQ2, elle fut porteuse d’apprentissages et de nombreux projets concrétisés.

Étant la première députée à porter ce titre à l’Assemblée nationale du Québec et la première à ouvertement affirmer faire partie de la communauté LGBTQ2 au sein du caucus du Parti libéral du Québec, j’ai fait de la représentativité de la communauté LGBTQ2 mon combat, à l’Assemblée nationale. Que ce soit lors des commissions sur le projet de loi visant à améliorer la flexibilité du régime d’assurance parentale en demandant l’utilisation de termes plus inclusifs pour les parents homosexuels, ou bien en présentant mon tout premier projet de loi, je me suis donné comme rôle de faire résonner la voix et les besoins de la communauté LGBTQ2. 
 
Le 22 septembre dernier, j’ai eu l’immense privilège de déposer le projet de loi 599 — Loi visant le respect de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, qui a pour objectif principal d’interdire les pratiques de conversion au Québec. C’était mon premier projet de loi, car nous avons, à mon avis, l’obligation de protéger le droit à la sécurité, incluant le fait d’être à l’abri de toute torture et de mauvais traitements ainsi que de promouvoir l’inclusion de la communauté LGBTQ2. En tant que législateurs, nous avons la responsabilité supplémentaire de prendre des mesures pour prévenir les agressions violentes et d’adopter des lois qui reflètent la diversité de notre société. En interdisant les pratiques de conversion, nous pouvons récupérer 25 millions de dollars en crédits d’impôt — des fonds qui peuvent être investis dans des programmes et des services destinés à la communauté LGBTQ2, qui répondent à ses besoins et aux nombreux enjeux qu’elle vit. Des enjeux, comme la santé mentale, en particulier les sentiments d’isolement et de dépression, qui ont été accentués par le contexte de pandémie que nous vivons actuellement. Il est donc crucial de créer des espaces rassurants où les personnes vulnérables peuvent être soutenues pour les aider à faire face aux préjugés et à la discrimination dont ils peuvent être victimes.
 
Au-delà de la lutte contre l’homophobie et la transphobie, je souhaite que le Québec retrouve sa place de leader sur la scène internationale en matière des droits des personnes issues de la communauté LGBTQ2+; des personnes transgenres, non binaires ou intersexes qui ont besoin que le gouvernement soit sensible à leur réalité et mette en place des mesures adaptées à leurs besoins. Il en va de même pour nos jeunes qui se questionnent sur leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, de pouvoir le faire dans une société moderne, ouverte, inclusive et sécuritaire pour tous. 
 
Sachez qu’en 2021, vous pouvez continuer à compter sur moi pour porter votre voix à l’Assemblée nationale du Québec. 
 
Par Jennifer Maccarone, députée de Westmount–Saint-Louis