Pays-Bas

Les parlementaires néerlandais veulent interdire aux écoles religieuses de refuser les élèves LGBT

L'équipe de rédaction , L'agence AFP
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Plusieurs partis politiques néerlandais ont lancé un projet de loi pour interdire aux écoles de refuser des élèves en raison de leur orientation sexuelle ou de celle de leurs parents.

Un projet de loi déposé par le Parti travailliste, ainsi qu’une motion similaire du Parti socialiste, espère modifier un article de la constitution néerlandaise qui a été utilisé par des éducateurs homophobes.

Le projet de loi a déjà recueilli le soutien d’une majorité multipartite à la chambre basse du parlement néerlandais, y compris du Parti populaire pour la liberté et la démocratie et des démocrates de centre droit au pouvoir.

Le groupe de 87 parlementaires se bat pour "mettre fin à la politique d'exclusion que les écoles peuvent mettre en œuvre", a déclaré Jasper van Dijk, membre du Parti socialiste.

«C’est insensé qu’une école puisse refuser l'accès à un enfant parce qu’il n’est pas chrétien, a déclaré van Dijk. Je préfère voir tous les enfants aller à l’école ensemble».

Cette prise de position intervient juste une semaine après que le ministre de l’Éducation, Arie Slob, ait défendu les écoles chrétiennes qui obligent les parents à signer des déclarations anti-LGBT avant d’admettre leur enfant.

Un article de la Constitution de 1917 stipule que les écoles publiques et privées sont égales et que les éducateurs sont libres d’organiser un enseignement basé sur un ensemble spécifique de croyances, comme la religion.

Cela permet aux écoles religieuses de refuser d’admettre des élèves dont les familles ne souscrivent pas à la croyance ou à l’idéologie sur lesquelles repose leur enseignement.

Les deux partis de la coalition de droite au pouvoir s’opposent à la modification de l’article 23.

L'opposition souligne quant à elle que l’article 23 est en conflit avec l’article premier – l’interdiction de la discrimination – et les diverses lois sur l’égalité adoptées par le pays. 

Avec L'AFP.