Un Noël en petit groupe est la meilleure option, selon l'OMS

L'équipe de rédaction , L'agence AFP
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Un Noël en petit comité, sans grande réunion de famille, est sans doute la meilleure option en ces temps de pandémie pour la majorité des pays, a estimé lundi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

C'est incroyablement difficile parce que, particulièrement pendant la période des Fêtes, nous voulons vraiment être avec notre famille et nos ami.e.s. Mais dans certains cas, ne pas avoir de réunion est l'option la plus sûre.

Maria Van Kerkhove, chargée de la gestion de la pandémie à l'OMS

La scientifique américaine n'avait sans doute pas que Noël à l'esprit, mais aussi l'Action de grâces, la fête familiale par excellence aux États-Unis, qui sera célébrée jeudi. Les spécialistes craignent un nouveau pic d'infection dans le pays déjà le plus touché par la COVID-19, avec presque 260 000 morts.

Pour elle, une célébration commune par visioconférence pourrait être la solution.

Même si vous ne pouvez pas célébrer ensemble cette année, vous pourrez trouver des moyens de célébrer quand tout cela sera fini, a-t-elle assuré.

On fait ça dans ma famille et on fera une sacrée fête quand ce sera fini, a encore confié Maria Van Kerkhove.

Son collègue Michael Ryan, chargé des situations d'urgence à l'agence onusienne, a souligné pour sa part que le nombre d'infections a augmenté au Canada après l'Action de grâces, célébrée le 12 novembre.

La question est : contrôlez-vous assez la maladie et pouvez-vous donner aux gens un peu plus de liberté pour la période de Noël, qui peut générer de la confiance et donner de la joie, ce dont les gens ont grandement besoin, sans permettre au virus de se déchaîner? a-t-il lancé.

Pour Michael Ryan, c'est aux autorités de trouver le juste arbitrage entre les risques pour la santé, et les risques sociaux et économiques liés aux restrictions en pleine période des Fêtes, en mesure de générer beaucoup de frustrations, du ras-le-bol et beaucoup de critiques.

L'Allemagne envisage un scénario similaire à celui de Québec pour les Fêtes

Les régions allemandes plaident mardi pour une limitation à 10 personnes issues de plusieurs foyers le nombre de participants aux fêtes de Noël et du Nouvel An pour éviter des infections à la COVID-19. Un scénario similaire à celui du Québec. D’ailleurs, l'Organisation mondiale de la santé croit qu'un Noël en petit comité, sans grande réunion de famille, reste « la meilleure option » pour une majorité de pays en ces temps de pandémie.

Les enfants de moins de 14 ans ne seraient toutefois pas comptabilisés dans la mise en place de ces restrictions, selon un relevé de propositions adopté lundi soir par les dirigeants des Länder et qui sera discuté mercredi avec le gouvernement fédéral d'Angela Merkel.

Cette restriction serait en vigueur du 23 décembre au 1er janvier, proposent les régions, qui conseillent une mise en quarantaine des participants avant et après ces fêtes.

Le gouvernement fédéral et les Länder vont par ailleurs discuter avec les communautés religieuses afin de prendre des dispositions pour les services religieux et autres rassemblements religieux pour réduire les contacts, selon ce texte. Les rassemblements religieux à caractère événementiel doivent être évités.

Les régions se prononcent en outre contre l'interdiction pure et simple des pétards et feux d'artifice autour du 31 décembre, sujet très débattu ces jours-ci en Allemagne, où l'usage par les particuliers d'engins pyrotechniques surpuissants génère des millions d'euros de dépenses.

Les feux d ‘artifices seront interdits sur les places et dans les rues très fréquentées afin d'éviter la formation de groupes importants, stipule le texte, recommandant simplement de s'abstenir de tirer des feux d'artifice pour la veille du Nouvel An.

Ces mesures seront avalisées ou amendées mercredi lors d'une discussion avec la chancelière allemande, qui donnera une conférence de presse dans l'après-midi.

L'Allemagne compte mardi 942 687 cas de COVID-19 (+13 554 en 24 h) et 14 361 décès (+249).