Maude Audet

Logan Cartier
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Fugues
Photo prise par © Fugues

Le 7 février dernier, l’autrice-compositrice-interprète Maude Audet lançait un troisième album témoignant du chemin parcouru et de l’assurance acquise ces dernières années. Intitulé Tu ne mourras pas, l'album aux arrangements inspirés évoque la pop orchestrale des années 60 et 70, l'élégance des Jean-Pierre Ferland et Françoise Hardy et celle de ses idoles d'aujourd'hui telles que Lana Del Rey et Weyes Du sang. 

 
Tu ne mourras pas  rassemble une poignée de chansons intimistes qui pincent les cordes sensibles nous reliant aux autres. Maude Audet (textes, musiques et direction artistique) y présente une galerie de personnages et dévoile leurs histoires secrètes, presque oubliées. Ce qui nous blesse nous rend plus fort, ayez le titre, Tu ne mourras pas. Faisant suite au premier extrait «Demande-moi», «Nos bras lâches», lancé l’automne dernier, donnait le ton pour dire ce qui nous glisse entre les doigts, mais qu’on tente de rattraper à temps. La suite de l’album évoque les traces qu’on laisse derrière nous et celles que les autres dessinent dans nos vies; ces deuils à faire, petits et grands. On y croise des femmes dont l’histoire sombre doucement dans l’oubli («Tu trembleras encore», «Femme flamme»); et cette mère qui redoute le moment où ses enfants n’auront plus besoin d’elle («Les gelées de novembre»). Bien sûr l’amour est omniprésent; celui qui se pointe sur le tard («Laura») tout comme l’innocence de celui qui arrive trop tôt («Couteau de poche»), où le lumineux Philippe B est convié pour un joli duo.