Europe

Un eurodéputé hongrois pro-Orban interpellé dans une orgie gai à Bruxelles

L'agence AFP
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Un député hongrois, József Szájer, a été interpellé vendredi lors d’une orgie d'hommes en plein centre de Bruxelles, contrevenant aux règles sanitaires de lutte contre le coronavirus. Membre du parti conservateur et homophobe de Viktor Orban, il a présenté sa démission.

Les faits se sont produits vendredi dernier à l'étage d’un bar du centre de Bruxelles. La police est intervenue pour mettre fin à une partouze gay. Parmi les personnes présentes qui bravaient ainsi les mesures sanitaires contre le coronavirus figurait un député européen hongrois membre du parti populiste homophobe de Viktor Orban.

Il a tenté de prendre la fuite via une gouttière, mais a été interpellé par la police à laquelle il a opposé son immunité parlementaire entraînant l’intervention du ministère des Affaires étrangères belge. 

De l’alcool et des stupéfiants auraient été retrouvés sur les lieux. 

Le parlementaire n'est pas un second couteau du parti au pouvoir en Hongrie qui mène une politique très agressive envers les personnes LGBT. Il a été chef de groupe du parti au parlement hongrois de 1994 à 2002 et a ensuite poursuivi sa carrière politique au Parlement européen jusqu’à sa démission, dimanche dernier, pour «raisons personnelles». 

Mardi, suite aux révélations de la presse belge, József Szájer a reconnu sa participation à l'orgie et admis que sa démission était liée aux faits. «La presse belge parle d’une fête privée à Bruxelles vendredi dernier. J’y étais (...) Je suis profondément désolé de ne pas avoir respecté les mesures contre le coronavirus. C’était irresponsable de ma part», a-t-il déclaré. «Cette erreur est strictement d’ordre privé».

Alors que la Hongrie et la Pologne sont actuellement en butte aux exigences de la Commission européenne qui demande à ces deux pays de respecter les libertés bafouées par leurs gourvenements respectifs - dont celles des personnes LGBT, l'eurodéputé hongrois n'en a pas moins réitéré son soutien au régime dont il était l'élu.

«Ma démission n'a rien à voir avec l'actuel débat politique animé au niveau européen. Dans ce débat, j'approuve et soutiens complètement la position du gouvernement hongrois», a-t-il affirmé.