Pays-Bas

Le gouvernement présente ses excuses aux personnes trans stérilisées pour pouvoir changer de genre

L'équipe de rédaction , L'agence AFP
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Willemijn van Kempen
Photo prise par © Willemijn van Kempen

Le gouvernement des Pays-Bas a présenté ses excuses aux personnes transgenres qui ont dû subir une stérilisation forcée pendant de nombreuses années afin de pouvoir changer d'identité de genre. 

Jusqu'en 2014, les personnes trans aux Pays-Bas étaient légalement obligées de subir une stérilisation forcée afin d'être reconnues dans leur identité de genre.

Le gouvernement du pays a finalement présenté des excuses pour ce traitement, admettant que cette politique était "un symbole de rejet social pour beaucoup".

Les excuses du gouvernement interviennent quelques mois seulement après qu'une femme transgenre, Willemijn van Kempen, a intenté une action en justice, aux côtés de 15 autres plaignants, exigeant que le gouvernement présente des excuses aux femmes trans qui ont été stérilisées en vertu de la loi.

On estime qu'au moins 2.000 personnes ont été touchées par cette loi, qui a été introduite en 1985 et est restée en vigueur jusqu'en 2014.

Le ministre néerlandais de la Justice Sander Dekker et la ministre de l’Education Ingrid van Engelshoven ont présenté leurs excuses aux personnes trans stérilisées le 30 novembre lors d’une réunion en ligne.

La loi néerlandaise sur la stérilisation imposait un "choix impossible" aux personnes trans, a déclaré le ministre de la justice. "L'ajustement de l'enregistrement du sexe n'était possible qu'après une transition physique et un renoncement définitif au désir de procréation, a-t-il convenu. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus imaginer une telle violation de l'intégrité physique. Il est important de faire face à la souffrance des personnes transgenres et de leur offrir reconnaissance, compensation et excuses". 

Le gouvernement devrait publier les détails de son programme d'indemnisation à l'été 2021, qui verra les personnes stérilisées en vertu de la loi recevoir un versement de 5000 euros.