Samedi, 10 octobre 2026
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    Frissons queer : dans les années 1960, terreur psychologique et marginalité

    Alors que les mouvements de libération sexuelle commencent à transformer les sociétés occidentales, le cinéma d’horreur demeure largement prisonnier de ses conventions. La différence y apparaît encore souvent comme une source de menace. Certaines œuvres de cette période deviendront néanmoins des classiques de la culture camp.

    DOSSIER : 100 films d’horreur LGBTQ+ à découvrir

    Des vampires séduisants aux tueurs masqués, des sorcières aux créatures monstrueuses, le cinéma d’horreur entretient depuis près d’un siècle une relation particulière avec les réalités LGBTQ+. À l’approche de l’Halloween, le rédacteur en chef de Fugues, cinéphile invétéré, propose un voyage à travers 100 films qui explorent, ouvertement ou à travers leurs sous-entendus, la différence, le désir, la marginalité et la peur de l’autre. Dans cette partie, il est question de films réalisés dans les années 1960.

    11. Psycho (1960)

    Chef-d’œuvre d’Hitchcock, Psycho a profondément marqué l’histoire du cinéma d’horreur. Mais son personnage de Norman Bates a également contribué à populariser l’association problématique entre non-conformité de genre, travestissement et violence meurtrière. Une œuvre essentielle, qui mérite aujourd’hui d’être revisitée avec un regard critique sur ses représentations du genre.

    12. What Ever Happened to Baby Jane? (1962)

    Bette Davis et Joan Crawford incarnent deux anciennes vedettes enfermées dans une relation familiale toxique. Entre maquillage outrancier, rivalité, cruauté et performances démesurées, ce thriller psychologique est devenu un classique camp particulièrement apprécié du public gai et de la culture drag.

    13. Carnival of Souls (1962)

    Après avoir survécu à un accident, une jeune femme est poursuivie par d’étranges apparitions. Solitaire et indépendante, elle semble incapable de trouver sa place dans un environnement qui exige sa conformité. Le film peut être lu comme une allégorie de l’aliénation et du refus des normes sociales.

    14. The Haunting (1963)

    Deux femmes participent à une enquête paranormale dans une demeure réputée hantée. Entre Eleanor, fragile et solitaire, et Theodora, plus libre et affirmée, s’installe une relation chargée d’ambiguïtés. Adapté du roman de Shirley Jackson, ce classique de Robert Wise compte parmi les exemples les plus fascinants de sous-texte lesbien dans le cinéma fantastique.

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