Samedi, 10 octobre 2026
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    Frissons queer : dans les années 2000, l’horreur queer s’affirme

    Avec le développement du cinéma indépendant et des festivals LGBTQ+, de nouvelles œuvres commencent à placer les personnages gais, lesbiens et trans au centre de leurs intrigues. Les codes traditionnels du slasher, du film de zombies et de l’horreur corporelle sont détournés pour raconter des histoires de désir, de marginalité et d’affirmation identitaire.

    DOSSIER : 100 films d’horreur LGBTQ+ à découvrir

    Des vampires séduisants aux tueurs masqués, des sorcières aux créatures monstrueuses, le cinéma d’horreur entretient depuis près d’un siècle une relation particulière avec les réalités LGBTQ+. À l’approche de l’Halloween, le rédacteur en chef de Fugues, cinéphile invétéré, propose un voyage à travers 100 films qui explorent, ouvertement ou à travers leurs sous-entendus, la différence, le désir, la marginalité et la peur de l’autre. Dans cette partie, il est question de films réalisés dans les années 2000.

    37. Ginger Snaps (2000)

    Deux sœurs adolescentes voient leur relation bouleversée lorsque l’une d’elles commence à se transformer en loup-garou. Métaphore de la puberté, de la sexualité et des transformations corporelles, ce film canadien a suscité de nombreuses interprétations queer, notamment autour de la bisexualité et de l’identité de genre.

    38. Mulholland Drive (2001)

    Dans ce cauchemar hollywoodien signé David Lynch, deux femmes développent une relation passionnelle au cœur d’une intrigue où rêve, désir et réalité deviennent indissociables. À la fois thriller psychologique, drame amoureux et film expérimental, Mulholland Drive demeure l’une des œuvres les plus fascinantes sur l’identité et le désir lesbien.

    39. May (2002)

    Une jeune femme solitaire, incapable de nouer des relations satisfaisantes, développe des obsessions amoureuses qui prennent une tournure macabre. Entre ses attirances pour les hommes et les femmes, ses difficultés à communiquer et son désir désespéré d’être aimée, May incarne une marginalité particulièrement troublante. Un conte d’horreur sur la solitude, le désir et la différence.

    40. Saw (2004)

    Deux hommes se réveillent enchaînés dans une salle de bain et doivent participer à un jeu mortel. Si le film n’aborde pas explicitement les réalités LGBTQ+, ses rapports de domination, son intimité masculine forcée et son univers de souffrance corporelle ont inspiré de nombreuses interprétations queer. La franchise a également développé une importante communauté d’admirateurs LGBTQ+.

    41. Make a Wish (2004)

    Un groupe de femmes se retrouve en camping pour célébrer l’anniversaire d’une amie avec laquelle plusieurs ont entretenu des relations amoureuses. Les tensions sentimentales se compliquent lorsqu’un meurtrier entre en scène. Réalisé par des femmes lesbiennes, ce film indépendant transpose les codes du slasher dans un univers explicitement lesbien.

    42. Seed of Chucky (2004)

    La célèbre poupée meurtrière devient parent dans cette comédie d’horreur irrévérencieuse. Son enfant, Glen/Glenda, remet en question les attentes liées au genre et à l’identité. Le scénariste et réalisateur gai Don Mancini transforme ainsi une franchise horrifique populaire en satire des normes familiales et sexuelles.

    43. Hellbent (2004)

    Souvent présenté comme l’un des premiers slashers explicitement gais, Hellbent suit quatre amis qui participent aux célébrations d’Halloween à West Hollywood. Lorsqu’un meurtrier masqué commence à les traquer, leur soirée festive vire au cauchemar. Malgré ses limites, le film occupe une place importante dans l’histoire de l’horreur LGBTQ+.

    44. Let the Right One In (2008)

    Dans une banlieue suédoise enneigée, un garçon solitaire se lie d’amitié avec une mystérieuse enfant vampire. Leur relation, à la fois tendre et troublante, remet en question les notions de genre, d’appartenance et de normalité. Une histoire d’amour entre deux êtres rejetés par leur entourage.

    45. Otto; or, Up with Dead People (2008)

    Le cinéaste canadien Bruce LaBruce revisite le film de zombies à travers l’histoire d’un jeune mort-vivant gai qui erre dans Berlin. Entre pornographie, satire politique et mélancolie romantique, le film aborde l’aliénation, la sexualité et la marginalité. Une proposition expérimentale qui détourne les conventions de l’horreur pour explorer l’identité queer.

    46. Jennifer’s Body (2009)

    Megan Fox incarne une adolescente transformée en créature meurtrière qui s’attaque aux garçons de son école. Derrière l’humour noir et les scènes sanglantes, le film de Karyn Kusama explore l’amitié féminine, la bisexualité et les rapports de pouvoir. D’abord mal compris, il est devenu un classique culte du cinéma queer.

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