Les aventures de Seichirô Kondô et d’Aresh Indolark se poursuivent sur fond d’intrigues politiques où la maîtrise de l’art de la comptabilité et d’un bureau bien organisé se révèle parfois une arme plus redoutable qu’une épée ou que la magie.
Propulsé par erreur dans un royaume dominé par la magie, Seichirô continue de mettre ses talents de gestionnaire au service de l’administration royale. Malgré toute sa bonne volonté, il découvre toutefois que les maléfices qui menacent constamment de réduire le royaume en cendres dissimulent des conflits politiques, ainsi que les manœuvres d’une faction de la toute-puissante Église d’État, qu’il soupçonne de détourner à la fois des ressources magiques et des donations. Mais comment le prouver ? Attentats terroristes et menaces ne sont cependant pas pour l’effrayer, puisqu’il peut compter sur un bon registre comptable pour étayer ses hypothèses, ainsi que sur l’aide d’Aresh. Côté amour, il se montre toujours hésitant à succomber aux démonstrations insistantes de son impassible compagnon.
En effet, même s’il ne voit aucun problème à ce que ce dernier lui prodigue des « injections » de mana afin de contrer son allergie à la magie, il demeure prudent à l’idée de partager la couche d’un membre de l’aristocratie. Pourtant, ses résolutions s’effritent peu à peu, et les désirs de la chair se font de plus en plus insistants. Si la romance avance avec lenteur, l’intrigue maintient cependant son intérêt, notamment avec la révélation d’un fils illégitime, révélatrice de l’hypocrisie de l’aristocratie. Ce nouvel opus laisse par ailleurs présager des événements marquants pour une série qui conserve tout son pouvoir de séduction et un humour mâtiné de romantisme. Vivement le prochain volume.
INFOS | Un comptable à la cour (tome 7) / Wakatsu Yatsuki & Kazuki Irodori. Rancon, France : Akata, 2026, 192 p.

