Mardi, 13 janvier 2026
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    Golden Globes 2026 : les moments et victoires LGBTQ+ qui ont marqué la soirée

    La 83e cérémonie des Golden Globes, présentée dimanche 11 janvier 2026 au Beverly Hilton de Beverly Hills et animée par Nikki Glaser, a rappelé une chose : même lorsque les prix ne récompensent pas explicitement des œuvres LGBTQ+, la culture queer — ses artistes, ses récits et ses codes — est désormais au centre de la conversation pop. 

    Parmi les images les plus partagées de la soirée, il y a eu l’arrivée sur scène des deux vedettes de la série canadienne Heated RivalryConnor Storrie et Hudson Williams, venus présenter le prix de la meilleure actrice de soutien dans une série. Leur numéro, construit autour de leur « première fois » aux Golden Globes et des sous-entendus sur ce que le public a déjà vu d’eux dans la série, a déclenché une ovation — une séquence qui a fait le tour des réseaux en quelques minutes. Dans la salle, l’effet était clair : Heated Rivalry n’était peut-être pas en compétition, mais ses acteurs ont été traités comme des stars de premier plan.

    Le trophée qu’ils ont remis est allé à Erin Doherty pour son rôle de Briony Ariston dans la série Netflix Adolescence. Ouverte­ment gaie, l’actrice a livré un discours à la fois hilarant et touchant, s’excusant auprès de sa mère après avoir échappé un juron en plein direct — avant de remercier longuement l’équipe créative et de dédier une partie de ses mots aux thérapeutes et à l’importance de la santé mentale. 

    Dans un gala souvent dominé par l’autopromotion et la mise en scène, ce moment-là avait quelque chose de plus nu : une reconnaissance franche du travail émotionnel — à l’écran comme dans la vie.

    Autre moment fort pour le public LGBTQ+ : Jean Smart a remporté un troisième Golden Globe pour son rôle de Deborah Vance dans Hacks, une série devenue un incontournable queer, notamment grâce à sa relation centrale entre Deborah et Ava (Hannah Einbinder). Fidèle à son humour, Smart a ouvert son discours avec une ligne déjà culte — « I’m a greedy bitch » — avant de remercier son équipe et de glisser un appel à « faire la bonne chose », écho à ses propos plus politiques tenus sur le tapis rouge. 

    Dans la catégorie dramatique, Rhea Seehorn a également été couronnée pour Pluribus, ajoutant une autre victoire notable à une soirée où plusieurs œuvres de télévision ont dominé les conversations.

    Adolescence a été l’un des grands gagnants côté télé, tandis que The Pitt et The Studio ont remporté les prix des meilleures séries (drame et comédie/musical). 

    Au final, au-delà des trophées, l’impression qui se dégage de cette édition 2026 est celle d’un déplacement : le queer n’est plus cantonné à la marge, ni réduit à « un segment ». Entre la visibilité d’artistes LGBTQ+ primé·e·s, la place accordée à une série canadienne queer dans l’imaginaire du gala, et les discours qui ont frontalement abordé la santé mentale et le contexte politique, ces Golden Globes ont offert une vitrine où le public LGBTQ+ a pu se reconnaître — autant dans l’émotion que dans l’irrévérence.

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