Mercredi, 28 janvier 2026
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    Les grands oubliés queer des nominations aux Oscars 2026

    Après l’annonce des nominations aux Oscars 2026, le malaise s’est vite installé chez une partie du public. Sur Out.com, le constat est sans détour : une cérémonie « Oscars so straight », tant la place accordée aux œuvres et aux artistes LGBTQ+ paraît mince cette année. 

    Les nominations de la 98e cérémonie ont été dévoilées le jeudi 22 janvier 2026, et la remise des prix aura lieu le 15 mars. D’ici là, les membres de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences voteront pour déterminer les gagnants. 

    «Wicked: For Good» : le choc d’un effacement
    Parmi les déceptions les plus commentées : Wicked: For Good, carrément blanchi lors des nominations, alors que le film et ses interprètes avaient nourri beaucoup d’attentes.  Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont surtout réagi à l’absence de Cynthia Erivo et Ariana Grande dans les catégories d’interprétation — un revers d’autant plus frappant que leur présence, l’an dernier, avait contribué au momentum de la franchise. 


    Daniel Craig et « Wake Up Dead Man » : la frustration des fans
    Autre angle de grogne : Daniel Craig, encore une fois laissé de côté dans la saison des prix, malgré le retour du détective Benoit Blanc, personnage queer, dans Knives Out: Wake Up Dead Man. Sur X, un message devenu viral résume l’amertume : après un premier film boudé, le suivant ferait « encore pire », absent des Globes et des Oscars, malgré de bons scores critiques et publics. 
    Même son de cloche du côté des observateurs : Wake Up Dead Man ferait notamment partie des franchises qui, cette année, repartent sans les nominations attendues (dont le scénario). 


    « Sorry, Baby » : un silence qui passe mal
    Dans le camp des films indépendants, Sorry, Baby, premier long métrage acclamé d’Eva Victor, se retrouve lui aussi complètement écarté, alors que plusieurs le voyaient au minimum accrocher une mention au scénario original. 

    Le film, porté par Victor (qui utilise les pronoms she/her et they/them), suit une prof de littérature queer et non binaire en reconstruction après une agression sexuelle — un récit frontal, mais tout sauf gratuit, qui avait contribué à faire de l’œuvre un favori critique. 


    «Hedda» et «The History of Sound» : les performances qu’on aurait voulu voir reconnues
    Même déception pour Hedda, drame romantique sombre où Tessa Thompson et Nina Hoss incarnent deux ex-amoureuses rattrapées, le temps d’une nuit, par une passion jamais vraiment éteinte. Des cinéphiles réclament haut et fort que leurs performances aient été saluées. 

    À cela s’ajoute The History of Sound (in film d’Olivier Hermanus avec Paul Mescal et Josh O’Connor) souvent cité dans les listes de films snobés, dès le matin des nominations, et dont l’absence continue d’alimenter les discussions sur ce que l’Académie choisit — ou non — de considérer comme « incontournable ». 

    Un signal (encore) envoyé à Hollywood
    Dans ce contexte, les réactions dépassent la simple déception de fans : elles traduisent une fatigue face à une industrie qui célèbre régulièrement la diversité… tout en peinant à la reconnaître quand vient le moment de distribuer les plus prestigieuses statuettes. Out.com parle d’un niveau « étourdissant » de faiblesse côté nominations LGBTQ+ cette année. 

    Reste maintenant à voir si, d’ici le 15 mars, la campagne et le vote final viendront nuancer — ou confirmer — l’impression d’une édition 2026 qui, aux yeux de plusieurs, a tourné le dos aux récits queer les plus marquants de l’année.

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