Samedi, 10 octobre 2026
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    Frissons queer : dans les années 1950, fascination et danger

    Dans les années 1950, le cinéma de suspense continue d’associer les personnages homosexuels codés à la manipulation, au secret ou à la criminalité. Ces représentations reflètent les préjugés de leur époque, mais elles permettent également de comprendre la fascination qu’exerçaient les personnages échappant aux normes sociales.

    DOSSIER : 100 films d’horreur LGBTQ+ à découvrir

    Des vampires séduisants aux tueurs masqués, des sorcières aux créatures monstrueuses, le cinéma d’horreur entretient depuis près d’un siècle une relation particulière avec les réalités LGBTQ+. À l’approche de l’Halloween, le rédacteur en chef de Fugues, cinéphile invétéré, propose un voyage à travers 100 films qui explorent, ouvertement ou à travers leurs sous-entendus, la différence, le désir, la marginalité et la peur de l’autre. Dans cette partie, il est question de films réalisés dans les années 1950.

    9. Strangers on a Train (1951)
    Dans ce suspense d’Hitchcock, un homme mystérieux propose à un inconnu d’échanger leurs meurtres respectifs. Bruno, interprété par Robert Walker, manifeste une fascination obsessionnelle pour le personnage principal. Sa personnalité séductrice et menaçante a fait de lui l’un des exemples les plus connus du personnage criminel codé comme homosexuel dans le cinéma classique.


    10. Les Diaboliques (1955)
    Dans ce chef-d’œuvre d’Henri-Georges Clouzot, l’épouse et la maîtresse d’un directeur d’établissement scolaire s’allient pour l’assassiner. Leur relation complexe, faite de complicité, de dépendance et de tensions, nourrit les interprétations queer de ce thriller psychologique. Un classique dont il vaut mieux découvrir les retournements sans rien savoir de plus.

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