Bryon Noem, époux de l’ancienne secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis — homophobe notoire—, Kristi Noem, aurait échangé avec des travailleuses du sexe spécialisées dans la « bimbofication », un fétichisme de transformation visant à « devenir une fille », selon une enquête publiée par le Daily Mail. Bryon Noem aurait notamment porté une fausse poitrine improvisée, accompagnée de pantalons moulants et d’un haut court. Oui, vous avez bien lu.
D’après des centaines de messages consultés par le média, l’homme de 56 ans aurait communiqué avec plusieurs travailleuses offrant ce type de service, qui repose sur un jeu de rôle consistant à adopter une apparence hyperféminisée, inspirée de stéréotypes comme la « bimbo » ou, dans certains cas, la poupée Barbie.
Toujours selon le Daily Mail, Bryon Noem aurait contacté au moins trois personnes, exprimant son attrait pour leurs « poitrines énormes et exagérées », et leur aurait versé plus de 25 000 $. Parmi les images évoquées, on le verrait porter une fausse poitrine faite de ballons sous un haut court pêche, accompagné de shorts roses moulants. Une autre photo montrerait l’ancien « First Gentleman » du Dakota du Sud prenant un selfie, vêtu de pantalons verts serrés et d’un autre haut rembourré de ballons.

Dans un message, il aurait écrit à une travailleuse du sexe : « Tu me transformes en fille », avant de demander : « Est-ce que je devrais mettre des leggings? »
Précisons que le fait de se travestir ou d’explorer son expression de genre n’a rien de condamnable en soi. Cela ne relève pas nécessairement des identités queer ou trans, mais peut simplement faire partie d’une exploration personnelle. Cela dit, plusieurs observateurs soulignent l’ironie de ces révélations, compte tenu de l’historique politique de Kristi Noem, marquée par une opposition constante aux droits des personnes LGBTQ+.
À titre d’exemple, l’ex-gouverneure du Dakota du Sud a soutenu des mesures permettant la discrimination au nom de la liberté religieuse, interdit aux filles trans de participer aux sports féminins et restreint l’accès aux soins d’affirmation de genre pour les jeunes trans, parmi d’autres politiques controversées.
Son passage à la tête des services d’immigration et des douanes (ICE) a également été critiqué par des défenseurs des droits humains, notamment en lien avec des déportations massives et des pratiques qualifiées par certains d’« enlèvements cautionnés par l’État », touchant entre autres des personnes LGBTQ+ vulnérables, comme Andry Hernández Romero, un demandeur d’asile vénézuélien gai envoyé dans une prison de haute sécurité au Salvador.
En principe, toute personne — y compris Bryon Noem — devrait pouvoir explorer librement son expression de genre. Or, plusieurs estiment que les politiques défendues par Kristi Noem contribueraient justement à restreindre cette liberté pour autrui.
Selon divers médias, Kristi Noem aurait été informée de ces révélations — et la nouvelle ne serait pas bien reçue. « Mme Noem est dévastée », a déclaré un porte-parole au New York Post. «La famille a été prise de court et demande du respect, de l’intimité et des prières en cette période difficile.»
Ces allégations surviennent quelques semaines à peine après que Kristi Noem a été relevée de ses fonctions à la tête du Département de la Sécurité intérieure par le président Donald Trump, qui l’a remplacée par le sénateur républicain Markwayne Mullin, de l’Oklahoma.

