Lundi, 1 juin 2026
• • •
    Publicité

    Sept films LGBTQ+ qui seront au festival de Cannes 2026

    Après l’annonce de la sélection officielle des films en compétition pour la Palme d’or, les cinéphiles l’ont rapidement constaté : cette édition s’annonce résolument queer. De nombreuses œuvres mettant de l’avant des perspectives LGBTQ+ seront à l’affiche : soldats queer, artistes amoureux, ou encore une adaptation d’une œuvre inachevée de Federico García Lorca. Tour d’horizon des films à thématique queer qui marqueront la 79e édition du Festival de Cannes.

    Rappelons qu’une distinction spécifique existe depuis 2010 : la Queer Palm, qui récompense les films contribuant à la visibilité et à la représentation des réalités LGBTQ+. En attendant l’ouverture du festival le 12 mai, voici quelques-unes des œuvres les plus marquantes de cette édition aux couleurs de l’arc-en-ciel.

    Coward, de Lukas Dhont
    Le cinéaste belge Lukas Dhont s’est fait connaître pour ses récits sensibles autour de la jeunesse et des identités queer. En 2018, il remportait la Queer Palm avec Girl, consacré à une adolescente trans rêvant de devenir danseuse de ballet. En 2022, il frappait de nouveau avec Close, un drame sur l’amitié entre deux garçons. Son nouveau film, Coward, nous transporte en 1916, en pleine Première Guerre mondiale. On y suit un jeune homme qui, en participant à des spectacles dans les tranchées pour remonter le moral des soldats, découvre peu à peu l’amour.

    Amarga Navidad, de Pedro Almodóvar
    Pedro Almodóvar n’est pas seulement l’un des cinéastes les plus importants d’Espagne, il est aussi l’un des plus emblématiques de la culture queer. Ses films sont reconnus à l’international pour leur inclusivité et leur diversité. Dans Amarga Navidad, une femme tente de fuir le deuil après la mort de sa mère survenue pendant les fêtes. Mais en se réfugiant dans le travail, elle se retrouve peu à peu submergée par ses émotions. Deux des personnages principaux sont homosexuels, et le film multiplie les apparitions de figures de la communauté, dont Javier Ambrossi, Javier Calvo, Amaia, Samantha Hudson et Topacio Fresh.

    La bola negra, de Javier Ambrossi et Javier Calvo
    Les deux créateurs espagnols présentent également La bola negra, en compétition pour la Palme d’or. Inspiré de l’œuvre inachevée de Federico García Lorca, le film raconte l’histoire de trois hommes gais, issus d’époques différentes, qui vivent leur identité entre désir et répression, liés par une même blessure historique. À travers leurs parcours, le film interroge l’évolution des réalités LGBTQ+ en Espagne, tout en soulignant la persistance du traumatisme et de la mémoire collective. Très attendu, le long métrage réunit une distribution impressionnante : Guitarricadelafuente, Penélope Cruz, Miguel Bernardeau, Lola Dueñas, Carlos González, ainsi que Glenn Close, Natalia de Molina, Antonio de la Torre, Albert Pla, Yenesi et Teo Lucadamo.

    The Man I Love, d’Ira Sachs
    Avec The Man I Love, le réalisateur Ira Sachs propose un musical porté par Rami Malek, Rebecca Hall et Ebon Moss-Bachrach. Le film, en lice pour la Palme d’or, se déroule dans le New York des années 1980 et suit le parcours d’un artiste à un moment charnière de sa vie, entre maladie et création. Peu de détails ont filtré, mais certains y voient une plongée dans les débuts de l’épidémie du sida. Une chose est sûre : le film promet d’explorer de nouvelles facettes de la vie queer new-yorkaise, entre désir, perte et expression artistique.

    Une présence queer aussi dans les sections parallèles
    La section Un Certain Regard, créée en 1978, met en avant des œuvres audacieuses, des propositions formelles originales et de nouveaux talents. Elle accueille elle aussi plusieurs films à thématique queer cette année.

    Parmi eux, Club Kid, de Jordan Firstman, qui signe également le scénario et tient le rôle principal. Le film raconte l’histoire d’un ancien promoteur de soirées confronté à une paternité inattendue. Il partage l’affiche avec Miss Benny, Cara Delevingne et Diego Calva.

    Autre proposition : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, de Jane Schoenbrun, une comédie d’horreur suivant une réalisatrice queer piégée dans le tournage d’une franchise. Au casting : Hannah Einbinder et Gillian Anderson.

    Enfin, Jim Queen, film d’animation de Nicolas Athane et Marco Nguyen, propose une vision camp et surréaliste d’un Paris dystopique où un virus transforme les hommes gais en hétérosexuels. Une prémisse provocante qui promet une satire acérée.

    Avec une programmation aussi riche et engagée — et sans nul doute que d’autres films queer s’ajouteront à cette liste — , Cannes 2026 s’annonce comme une éditions des plus inclusives de son histoire — un reflet des transformations en cours dans le cinéma mondial et des récits qui cherchent enfin à occuper toute la place qui leur revient. 

    Du même auteur

    SUR LE MÊME SUJET

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici

    Publicité

    Actualités

    Les plus consultés cette semaine

    Publicité