L’organisation Pride in London vient d’annoncer son intention de déposer une candidature afin d’accueillir la WorldPride en 2032.
Initialement candidate pour l’édition 2030, la capitale britannique a toutefois choisi de se retirer de la course pour 2030 et a annoncé vouloir plutôt concentrer ses efforts sur une candidature pour WorldPride 2032, une édition hautement symbolique qui coïnciderait avec le 60e anniversaire de la première marche de la Fierté organisée à Londres. En effet, si la candidature de la ville est retenue, la tenue de l’événement coïnciderait avec le 60e anniversaire de la toute première marche de la Fierté à Londres, organisée le 1er juillet 1972 par le Gay Liberation Front.
«Le choix de l’année 2032 viendra souligner six décennies d’histoire militante et à inscrire cet héritage dans une perspective d’avenir, en offrant une tribune internationale pour réfléchir à l’évolution des droits LGBTQ+» a déclaré la directrice générale par intérim de l’organisme, Rebecca Paisis, qui rappelle l’essence militante de l’événement : « La Fierté est née comme une protestation, et cet esprit demeure au cœur de tout ce que nous faisons.»
Organisé tous les deux ans, WorldPride est un événement d’envergure mondiale consacré à la visibilité, à la sensibilisation et à la défense des droits des personnes LGBTQ+. Il propose habituellement un programme riche comprenant des défilés, des festivals et des conférences.
Dans sa proposition, Pride in London imagine une édition 2032 d’envergure, s’étalant sur dix jours. Au programme : deux marches, une conférence internationale sur les droits humains ainsi qu’une série d’activités, incluant des cérémonies d’ouverture et de clôture.
Rebecca Paisis ajoute : « Souligner les 60 ans de la première marche à Londres en accueillant WorldPride 2032 nous permettrait d’ouvrir les portes de notre ville au monde entier. Ce serait une occasion de nous rassembler dans la solidarité et l’action, à un moment où les droits des personnes LGBTQIA+ sont remis en question à l’échelle mondiale. »
La candidature bénéficie de l’appui du maire de Londres, Sadiq Khan. Elle est coprésidée par Philip O’Ferrall, chef de la direction d’Outernet, ainsi que par Rebecca Paisis.

