Mercredi, 17 juin 2026
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    L’arrivée des voitures chinoises secoue le marché

    L’été est souvent synonyme d’évasion, mais l’actualité automobile nous ramène parfois à des enjeux beaucoup plus vastes. Entre l’arrivée des premiers véhicules chinois au Canada, la hausse persistante du prix de l’essence et de nouvelles propositions destinées aux amateurs d’aventure, l’industrie automobile continue de se transformer à grande Vitesse.

    Le premier ministre Carney en avait donné l’autorisation : 2 910 véhicules chinois sont arrivés sur le sol canadien au mois de mai. Moins chers que la concurrence, les véhicules électriques en provenance de Chine bénéficient d’un très haut niveau technologique, devenant ainsi des concurrents redoutables pour les deux marques coréennes, Hyundai et Kia. La grande majorité des premiers véhicules chinois importés qui fouleront les routes du Canada sont des Tesla Model 3 dont le prix se situerait aux alentours de 40 000 $.

    Mais il faut savoir qu’au volant, par exemple, d’une BYD (Beyond Your Dreams), numéro un mondial du véhicule électrique, vous ne pourriez pas dépasser les frontières du Canada. En effet, le gouvernement américain a décidé de réagir et d’interdire sur son territoire tout véhicule chinois connecté. Selon le projet de loi Protecting America from Chinese Car Act, ces connexions permettraient au gouvernement chinois d’obtenir des informations concernant les conducteurs, les routes et les autres infrastructures routières. La sénatrice Elissa Slotkin, à l’origine de ce projet de loi, aurait déclaré que les véhicules connectés chinois seraient des « dispositifs de surveillance sur roues ».

    Il est vrai aussi que certaines lois sur la sécurité nationale en Chine permettraient aux autorités d’obliger les entreprises à partager toutes les données qu’elles recueillent. Malgré l’annonce presque quotidienne d’un accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis sur le point d’être signé, il se peut que le détroit d’Ormuz, bloqué depuis la fin février, reste fermé encore de longues semaines. Les consommateurs et les consommatrices en ont déjà fait les frais, d’abord à la pompe à essence, mais aussi sur tous les produits qui transitent par bateau.

    Selon les jours, le prix moyen du litre d’essence à Montréal a atteint un record en mai, frôlant les 2 $ le litre. Et ce n’est peut-être pas fini.

    Plein air : l’été en quatre roues

    Ineos Quartermaster et Grenadier
    Construire un véhicule à son image : c’est l’idée de Sir Jim Ratcliffe, l’homme le plus riche de Grande-Bretagne, déçu par l’embourgeoisement du Land Rover Defender. Le milliardaire souhaitait disposer d’un véhicule presque exclusivement conçu pour le hors route. Pourquoi en parler ? Parce que deux modèles, le Quartermaster et le Grenadier, sont
    aujourd’hui disponibles au Québec et distribués par HGrégoire. Leurs lignes évoquent les premiers Land Rover Defender, qui avaient davantage leur place dans les grands espaces ou les forêts que dans le centre-ville des capitales.

    Pour la petite histoire, ces véhicules ont été conçus en Grande-Bretagne, équipés d’une
    motorisation allemande (BMW) et fabriqués en France.

    Aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, tout a été pensé pour l’aventure, quels que soient les revêtements ou les conditions climatiques les plus extrêmes. Le Québec peut alors se révéler un terrain de jeu parfait pour ces deux baroudeurs. La technologie a été adaptée à la vocation des Ineos, se passant de fonctions que l’on retrouve habituellement dans des véhicules plus conventionnels.
    Uniquement équipés d’un six-cylindres à essence, imposants et lourds, les Ineos sont extrêmement gourmands. Les prix demeurent relativement élevés puisqu’ils se situent entre 118 000 $ et 124 000 $, auxquels s’ajoutent des montants supplémentaires pour les options. Pour celles et ceux qui en ont les moyens, prendre le volant d’un Ineos, c’est partager les caprices d’un milliardaire.

    ID. Buzz de Volkswagen
    Il ne fait pas le buzz au Québec. Il est rare d’en croiser un sur son chemin. Cher à l’achat malgré des remises de 21 000 $ offertes par le constructeur et pénalisé par son manque d’autonomie, le modèle peine à convaincre. Pourtant, le constructeur allemand ne renonce pas à imposer sa fourgonnette sur notre territoire.

    L’importation est temporairement arrêtée afin d’écouler les stocks de ID. Buzz qui dorment chez les concessionnaires. En 2027, Volkswagen annonce toutefois une variante qui fera plaisir aux nostalgiques du Westfalia : l’ID. Buzz Tourer.

    Au programme : quatre sièges cabine, un matelas repliable, des rideaux pour les fenêtres, ainsi qu’une table et quatre chaises pour l’extérieur. Petit plus également, une attache-remorque rétractable. Idéal pour se reposer pendant la recharge des batteries, qui vous obligeront à un arrêt tous les 370 kilomètres dans les meilleures conditions. Reste à déterminer le prix. Ce petit Tourer ne sera sûrement pas donné.

    Peut-être de quoi retrouver le frisson des années 1970 en traversant les États-Unis jusqu’à la Californie. N’oubliez alors ni la guitare ni la planche de surf.

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