Les prix des voitures neuves et d’occasion ont considérablement augmenté depuis 2020 — environ 30 %, selon de nombreux spécialistes. Bien sûr, on parle de l’incidence de la COVID-19, qui a entraîné un bouleversement massif des chaînes d’approvisionnement. Puis, les tarifs douaniers imposés par l’administration Trump sur l’acier et l’aluminium ont déstabilisé tout le secteur manufacturier automobile.
Si, pour certain.es, cette hausse devrait atteindre un pic cette année puis diminuer ensuite, d’autres spécialistes, plus pessimistes, estiment que les constructeurs devront revoir à la baisse le niveau d’équipement technologique actuellement offert dans chaque niveau de véhicule. En somme, on proposerait des véhicules d’entrée de gamme avec moins de gadgets, notamment certaines aides à la conduite — sans aller jusqu’à supprimer la climatisation ou les vitres électriques.
Kia EV4 : le moins cher de sa catégorie
Si vous souhaitez vous initier à la conduite d’un véhicule électrique sans vous ruiner, jetez un œil au Kia EV4, l’un des véhicules électriques les plus abordables sur le marché canadien. En plus, son style original ne vous fera pas passer inaperçu. Disponible dès cet hiver chez les concessionnaires, seule la version à roues motrices avant est proposée dans un premier temps. Il faudra attendre la fin de l’année pour voir arriver un modèle à rouage intégral, avec, bien sûr, une batterie de plus grande capacité.
Arrêtons-nous d’abord au style. Il tranche avec la banalité du dessin de la plupart des berlines compactes. Il faut donc saluer l’audace des designers de chez Kia, qui osent sortir des rangs. Au premier regard, on pourrait croire à une berline signée par une marque plus luxueuse. Des ailes avant musclées, des contours de roues élargis et une ligne de toit fuyante qui se termine par un arrière plus tendu, aux arêtes vives : l’ensemble évoque un faux coupé. Et pourtant, le Kia EV4 se place parmi les berlines électriques les plus abordables, toutes catégories confondues, avec une autonomie annoncée de 391 km pour la version Wind et de 553 km pour les versions mieux équipées.
À bord, deux écrans numériques de 12,3 pouces, séparés par un plus petit écran de 5 pouces, occupent une grande partie du tableau de bord. L’espace en hauteur aux places arrière n’est pas le plus généreux : le toit fuyant vers l’arrière explique cette perte, mais contribue aussi à améliorer l’aérodynamisme et à réduire la consommation.
Prix
• EV4 Light : 38 995 $ / EV4 Wind : 42 995 $
• EV4 Wind Premium : 45 495 $ / EV4 GT-Line : 48 495 $
• EV4 GT-Line Limited : 51 995 $
Il faut ajouter à ces prix 2 870 $ de frais de transport et de préparation, puis retrancher
1 700 $ de subvention provinciale.
Toyota Camry 2026 : le changement dans la continuité
La Camry est une valeur sûre. On sait qu’elle est appréciée des chauffeurs de taxi, et beaucoup ont une matante ou un mononcle qui, depuis des décennies, ne changeraient pas leur Camry pour une autre marque. Pourtant, les berlines classiques sont de moins en moins choisies par le public : on préfère les VUS, ou encore les véhicules qui jouent sur les deux tableaux. Plus tout à fait des berlines conventionnelles, pas encore non plus de vrais VUS : on les regroupe dans la catégorie un peu fourre-tout des multisegments.
Pour 2026, Toyota a choisi le changement dans la continuité. Extérieurement, mononcle et matante ne seront pas dépaysé.es. Les lignes demeurent d’une grande sagesse et la nouvelle mouture passera sûrement inaperçue dans le paysage automobile.
Mais c’est sous le capot que le changement est le plus notable — et mérite qu’on s’y arrête. La Camry est maintenant hybride, donc plus frugale à la pompe. Et elle peut enfin être offerte avec le rouage intégral. La consommation moyenne est estimée à 5,1 L/100 km, contre 9,2 L/100 km pour l’ancienne génération à moteur V6. Cela dit, compte tenu qu’on choisit la Camry pour sa fiabilité et son confort, elle ne se révèle pas un foudre de guerre, même en mode Sport.
Côté technologie, on n’a pas tout sacrifié au profit de l’écran tactile. Toyota conserve, au centre du tableau de bord, des touches pour régler la climatisation, des interrupteurs pour les sièges chauffants, ainsi que des commandes pour le dégivrage du pare-brise et de la lunette arrière. Un petit côté rétro, certes, mais souvent plus rapide à utiliser que le tâtonnement sur un écran. Le numérique n’est pas absent pour autant, avec un grand écran central qui se prolonge jusqu’à l’espace du passager.
On retrouve aussi tout ce qui a fait le succès du modèle : l’espace pour les jambes aux places arrière, le confort de roulement et un coffre généreux. La Camry ne redéfinit pas la catégorie des berlines, mais Toyota sait que les client.es seront au rendez-vous : une auto facile à vivre, économique sur la route, qui en donne beaucoup sans obliger à se ruiner. Le prix commence à 45 225 $ (avant frais, options et taxes).
Le Ford F-150 toujours en tête des ventes
Étonnant : le Ford F-150 (et sa version Super Duty) demeure, pour une 60e année consécutive, la camionnette la plus vendue au Canada — et le véhicule le plus vendu pour une 16e année consécutive. La tendance risque de se maintenir, puisqu’on constate une hausse des ventes de 3,5 % pour l’année 2025 (138 470 exemplaires au total). Pourtant, la marque a décidé d’abandonner, pour l’instant, le F-150 électrique, ne laissant sur le marché que la motorisation hybride. Les utilisateurs et utilisatrices de grandes camionnettes ne sont peut-être pas encore prêt.es à se passer du bon vieux pétrole.

