Vendredi, 23 janvier 2026
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    Le Canadien de Montréal accueillerait sans problème un coéquipier gai : «Tout le monde serait derrière lui»

    Les paroles d’appui entendues chez le Canadien de Montréal envoient un signal encourageant dans une ligue qui, à ce jour, n’a jamais compté de joueur ouvertement gai en activité. Si un joueur de la LNH décidait un jour de faire son coming out publiquement, le Canadien ferait partie des équipes prêtes à l’accueillir à bras ouverts — entraîneur compris.

    « Je sais que tout le monde serait supportive. Ce ne serait vraiment jamais un problème », a affirmé le défenseur Kaiden Guhle au journaliste Stu Cowan, du Montreal Gazette. Un message repris dans le vestiaire par son coéquipier Jake Evans, ainsi que par l’entraîneur-chef Martin St-Louis.

    « Je sais qu’on est tous très ouverts ici, et accueillants », a ajouté Evans. De son côté, St-Louis a élargi le propos : « Je pense qu’il faut oublier le sport… On est rendus dans une société où les gens font naturellement leur coming out. »

    Une ligue à la traîne sur la question

    Parmi les grandes ligues professionnelles masculines d’Amérique du Nord, la LNH fait figure d’exception : elle demeure la seule à n’avoir jamais vu un joueur gai s’afficher publiquement, que ce soit pendant sa carrière — ou même après sa retraite.

    Dans sa chronique, Stu Cowan cite un ancien journaliste de hockey qui raconte qu’il y a environ 25 ans, un joueur actif aurait voulu faire son coming out, avant de reculer.

    Guhle a déjà joué avec Luke Prokop

    Pour Kaiden Guhle, l’idée de partager la glace avec un coéquipier gai n’a rien d’abstrait : il a déjà évolué dans les ligues mineures avec Luke Prokop, défenseur sous contrat avec une organisation de la LNH et l’un des premiers à s’être affiché publiquement.

    « J’ai joué avec Luke Prokop et j’ai grandi avec Luke Prokop (il vient aussi d’Edmonton) pendant longtemps », a rappelé Guhle. « Je sais qu’il a été parmi les premiers à faire son coming out alors qu’il était sous contrat dans la LNH. Donc c’est sûr que le moment va venir où quelqu’un le fera, et ça va ouvrir la porte pour tout le monde. »

    « Heated Rivalry » fait jaser jusque dans les vestiaires

    Autre indice d’un changement de climat : le succès du drame de hockey queer Heated Rivalry a ravivé les discussions sur la place des joueurs LGBTQ+ dans la LNH, au point de susciter des commentaires du commissaire Gary Bettman.

    Ironiquement, ni Guhle ni Evans n’ont encore regardé la série — même s’ils se disent favorables au fait qu’elle existe. « Je ne l’ai pas regardée… encore. Mais, je ne suis pas tant un gars de télé, à la base », a dit Guhle. « C’est une bonne série pour ce genre d’enjeux semble-t-il. C’est bon pour cette communauté. On m’a dit que c’était bon, avec de bonnes intrigues et tout. »

    Plus on l’entend, mieux c’est

    Que Heated Rivalry circule jusque dans les vestiaires de la LNH est, en soi, un signe positif. Et même si les joueurs du Canadien ne sont pas les premiers à affirmer qu’ils soutiendraient un coéquipier gai, plus ces prises de parole se multiplient, plus elles contribuent à normaliser — et à sécuriser — l’idée qu’un joueur puisse être lui-même, sans crainte de représailles.

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