La grande finale de la sixième saison de Canada’s Drag Race n’a laissé personne indifférent. Un an après la victoire de The Virgo Queen, la franchise canadienne a de nouveau fait un choix qui suscite discussions et débats parmi les fans. Retour sur un couronnement qui alimentera les conversations. Attention : divulgâcheurs à venir.
Peu après l’élimination de Karamilk en demi-finale, les membres du top quatre ont eu droit aux messages touchants de leurs proches. Sami Landri et Eboni La’Belle ont reçu des vidéos de leurs adorables mères, Van Goth a eu la surprise de voir son père à l’écran et les magnifiques partenaires de PM lui ont adressé un court message.
Quand est venu le temps de nommer quelle reine représentait leur plus grande compétition, PM et Sami ont nommé Eboni. Cette dernière a désigné Sami, ce qui a mis Van Goth en colère. Se sentant sous-estimée depuis le début de la compétition, même si elle a obtenu le plus grand nombre de victoires de toute l’histoire de l’émission, Van Goth semblait absolument incapable de faire la part des choses : elle a déformé les propos de ses consœurs, elle a suinté l’insécurité et elle tout ramené à elle. Du narcissisme toxique à l’état pur.




Traci Melchor est ensuite venue annoncer le grand défi final : écrire et enregistrer une chanson, avant de la performer sur scène!

Après une session photo individuelle auprès de la reine en titre, The Virgo Queen, qui n’a pas apporté grand-chose à l’émission, l’action s’est déplacée en studio.
Qui attendait les reines près du micro? Nul autre que Rufus Wainwright, la superstar internationale.

On a pu constater que PM ne sait pas chanter, mais que son expressivité et sa drôlerie la sauvaient.
On s’est demandé si Sami offrait une chanson ou un monologue.
On a vu Van Goth perdre le rythme de la musique en défilant ses vilaines paroles.
Et Eboni faire un rap inspiré de Nicki Minaj (l’enregistrement a eu lieu des mois avant la récente controverse de la célèbre rappeuse transphobe).
Par la suite, le quatuor s’est arrêté sur scène pour répéter avec le chorégraphe Hollywood Jade.




PLACE AUX PERFORMANCES
Première à prendre le plancher, PM est arrivée en gobelin-diablesse avec une énergie très élevée, des paroles hautement sympathiques, une attitude engageante et un talent redoutable pour la danse. Même si son côté weird assumé n’était pas toujours à sa place dans cette émission très formatée, on a tout aimé de cette dernière performance.
Avec une chanson intitulée The Vilain, Van Goth semblait manquer de fluidité et de laisser aller, comme si elle n’allait pas au bout de ses mouvements et de son incarnation. Par ailleurs, ses paroles de méchante auto-proclamée étaient profondément basiques.
Vint alors Sami Landri, toujours aussi attachante et charismatique, qui a présenté des paroles un peu simplistes, mais divertissantes, avec une attitude engageante.
La dernière, mais non la moindre, Eboni La’Belle, n’était peut-être pas aussi éclatante que PM, mais elle exultait le star power et son rap était brillant!
DÉFILÉ
Lors de la dernière occasion de parader sur la scène, les reines devaient être à la hauteur de la thématique « élégance de couronnement ».



Alors que les participantes éliminées paradaient en premier, on a particulièrement remarqué Saltina Shaker, qui a été la plus belle de toute la soirée, y compris les quatre finalistes.



PM était absolument sublime en roi des rats évoquant à la fois Casse-Noisette et l’époque médiévale.



Eboni portait une robe beige ultra élégante et sophistiquée.



Sami était magnifiquement folle avec son haut en imprimé léopard, des morceaux de cuirette et de la tulle rose, sans oublier sa coiffe blonde et rose surdimensionnée.
Finalement, Van Goth nous est apparue très jolie dans sa robe de pierres multicolores.
RÉSULTATS DE LA FINALE
Surprise, surprise! La Britanno-Colombienne Hazel a été élue Miss Personnalité / Miss Congenuality par ses collègues, quelques minutes après s’être engueulée avec Dulce. Quel étrange moment.


Les juges ont demandé à Eboni et Van Goth de s’affronter dans un lipsync pour la couronne sur la chanson Super Graphic Ultra Modern Girl (Chappell Roan).
D’un côté, Eboni était fierce, sexy, magnifique et investie dans les paroles. De l’autre, on voyait Van Goth réfléchir à ses mouvements au lieu de les vivre.


Néanmoins, la production a offert le titre à la vilaine de la saison Van Goth! Malgré ses quatre victoires (un record, on le rappelle), jamais je n’aurais cru une telle chose possible. A-t-on réellement envie de célébrer une reine ouvertement toxique?

