Six hommes issus de la mouvance néonazie de l’ultradroite ont été condamnés en France à des peines pouvant aller jusqu’à sept ans de prison pour trafic d’armes et infractions liées au terrorisme. Parmi les condamnés figurent deux anciens militaires ainsi qu’un policier retraité.
Ce dernier a été reconnu coupable de trafic d’armes, mais la justice n’a pas retenu sa participation directe au projet d’actions violentes.
L’enquête a mis au jour l’existence d’un groupe structuré, animé par une idéologie néonazie, qui s’adonnait au trafic d’armes et de munitions. Plusieurs des accusés ont également été condamnés pour association de malfaiteurs terroriste.
Selon les éléments présentés au tribunal, les membres du groupe auraient envisagé des attaques visant plusieurs catégories de personnes considérées comme des « ennemis » par leur idéologie. Parmi les cibles potentielles figuraient des personnes juives, musulmanes, LGBTQIA+, des militants de gauche ainsi que des avocats. Les enquêteurs ont indiqué que certaines cibles avaient même été identifiées dans le cadre de ces projets.
Le fait que les personnes LGBTQIA+ aient été explicitement désignées parmi les cibles illustre la persistance d’une haine organisée envers les minorités sexuelles et de genre au sein de certains réseaux d’ultradroite. Cette affaire rappelle également que les menaces auxquelles sont confrontées les communautés LGBTQIA+ ne proviennent pas uniquement d’actes isolés, mais peuvent aussi s’inscrire dans des projets structurés portés par des groupes radicalisés disposant d’armes et de moyens d’action.

