Mardi, 21 septembre 2021
• • •
    Publicité

    Les droits des LGBT en Russie et Tchétchénie seront-ils les oubliés du sommet Biden-Poutine ?

    L’annonce d’un sommet Poutine-Biden n’augure rien de bon quant à la question des droits des personnes LGBT en Russie ou en Tchétchénie que le Kremlin n’entend pas inscrire au programme de la rencontre. 

    Moscou ne cache pas sa satisfaction: un sommet Poutine-Biden, à l’initiative de la Maison Blanche, revient à une reconnaissance de la puissance russe à sa juste valeur, après des semaines d’escalade verbale et de bruits de bottes autour de l’Ukraine.

    La proposition de Joe Biden d’un sommet à deux dans une ville neutre est une surprise diplomatique qui semble largement réjouir Moscou, Washington ayant le premier fait un geste.

    Si le Kremlin n’a pas accepté d’emblée la proposition, formulée par Joe Biden lors d’un d’un entretien téléphonique mardi soir avec Vladimir Poutine, le président russe s’est entretenu le soir même avec son homologue finlandais, Sauli Niinsto, dont le pays a accueilli en 2018 la dernière rencontre de ce niveau.

    La nouvelle de l’organisation d’un sommet laisse à l’inverse certains dans l’opposition russe dépités, y voyant une concession à Poutine et sa quête de reconnaissance. «Un sommet? De quoi les États-Unis ont-ils encore à parler avec Poutine? C’est exactement ce que désire Poutine, une rencontre en tête-à-tête qui le légitimise», s’emporte sur Twitter l’ancien champion du monde d’échecs et critique du Kremlin Garry Kasparov.

    Des partisans du président russe se réjouissaient eux d’ailleurs pour exactement les mêmes raisons. «C’est Biden qui a demandé la conversation téléphonique d’hier, c’est Biden qui a appelé et c’est Biden qui voulait discuter d’une sommet», note plus qu’un brin moqueur Vladimir Solovev, l’un des propagandistes des autorités et figure honnie de l’opposition.

    Décryptant dans son émission en ligne le communiqué de la Maison Blanche, il déclame avec délice la liste des sujets ne s’y trouvant pas et qui d’ordinaire sont mis en avant par les Etats-Unis. «Où sont les droits de l’homme? Pas un mot sur les gays en Tchétchénie! Pas un mot sur les LGBT+! Et surtout pas un mot sur Navalny, où est Navalny? Tout un appel entre Biden et Poutine, et pas un mot» sur l’opposant, s’exclame-t-il.

    Du même auteur

    SUR LE MÊME SUJET

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici

    Publicité

    Actualités

    Les plus consultés cette semaine

    Publicité