Mardi, 3 août 2021
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    Des députés réclament la démission du Premier ministre Georgien après la mort d’un journaliste

    Les députés de l’opposition géorgienne ont réclamé lundi la démission du Premier ministre au cours d’une séance houleuse à l’assemblée où certains élus en sont venus aux mains, au lendemain de la mort d’un journaliste lynché par des militants d’extrême droite en marge d’une marche LGBT.

    Alexandre Lachkarava, 37 ans, a été retrouvé mort dans son lit dimanche, selon la chaîne TV Pirveli pour laquelle il travaillait. Il avait été passé à tabac lundi dernier en marge de manifestations contre la tenue d’une marche LGBT+ et souffrait de multiples fractures au visage.

    Plus de 50 journalistes avaient été attaqués le même jour, alors que la marche initialement prévue dans les rues de la capitale, Tbilissi, avait finalement été annulée, par crainte pour la sécurité des participants.

    La mort du journaliste a provoqué des manifestations de colère dans ce pays du Caucase, rassemblant jusqu’à 8 000 personnes devant le Parlement dimanche dernier. Lundi dans la soirée, des centaines de journalistes et de militants en faveur des droits humains ont manifesté devant le Parlement pour exiger la démission de M. Garibachvili.

    Plus tôt dans la journée, plusieurs députés de l’opposition ont occupé le siège du président du Parlement et réclamé la démission du Premier ministre Irakli Garibachvili, accusant le parti au pouvoir du Rêve géorgien de n’avoir pas empêché les violences qui ont visé les journalistes.

    Des images diffusées par la télévision Mtavari TV ont montré des scènes chaotiques au sein de l’assemblée plénière, où les députés d’opposition en sont venus aux mains avec ceux du parti au pouvoir. La séance a repris avec l’éviction manu militari des protestataires.

    L’Union européenne et les États-Unis ont condamné les attaques contre les journalistes de la semaine dernière et appelé à ce que les responsables soient traduits en justice.

    L’ONG Reporters sans Frontières (RSF) a accusé les autorités de «culpabilité passive» et estimé que la police avait manqué à son devoir de protection publique. Les autorités géorgiennes ont promis une enquête rapide sur la mort d’Alexandre Lachkarava, la qualifiant d’«incroyable tragédie». Les détracteurs accusent toutefois le pouvoir de soutenir tacitement les groupes nationalistes et homophobes, dans ce pays aux mœurs conservatrices.

    Rédaction avec AFP

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