Les héros médiévaux Ax Battler, Tyris Flare et Gilius Thunderhead tentent de sauver le royaume d’Yuria des griffes de Death Adder, une incarnation du mal qui refuse de rester mort. Ils sont rejoints par Hampton Squib, un jeune geek persuadé d’avoir l’étoffe d’un héros, et par Chronos « Evil » Lait, un homme-panthère irrévérencieux, au cœur d’une irrésistible série d’animation pour adultes !
Gilius, frustré d’être sous-estimé par ses compagnons, part avec Hampton à la recherche de la mythique épée d’émeraude, réputée pouvoir vaincre Death Adder, tandis qu’Ax et Tyris poursuivent leur aventure avec Chronos. Une structure qui reproduit à la lettre la logique du jeu vidéo sur laquelle la série est basée : chaque épisode ressemble à une nouvelle étape dans la progression d’une quête, avec ses intrigues parallèles et ses rencontres.
Les quêtes sont souvent un tantinet absurdes et sont à l’image du jeu vidéo de 1989, qui présentait un imaginaire de fantasy musclée où régnaient barbares, guerrières vêtues d’un bikini en cotte de mailles, nains armés de haches, monstres géants et poses héroïques. La série reprend ici tous ces codes, mais à travers une lentille ironique, même si tout est interprété avec le plus grand sérieux.
C’est ainsi que la guerrière Tyris confie que son bikini est celui que portait sa mère lorsqu’elle a été tuée et qu’elle le porte pour lui rendre hommage, même si elle est consciente qu’il cache trop son corps. De son côté, Ax lance des répliques héroïques, tout en adoptant des poses et des croisements de jambes un peu trop sensuels. Un conflit absurde éclate également autour de la question de savoir qui a connu l’enfance la plus traumatique, puisque le plus grand trauma est garant du titre de guerrier le plus redoutable.
Nos héros traverseront un village sous le joug d’une bière enchantée, où seul un membre des Alcooliques anonymes voit encore clair, et rencontreront un lutin masochiste qui offre lascivement son cul aux coups des passants en échange de charmes magiques, ainsi qu’un cyclope à deux yeux (?), un centaure à tête de cheval (donc, seul le torse est humain), de même qu’une tapisserie érotique des parents de Hampton, qui évoque les plus belles peintures sur velours des années 70.
L’un des personnages les plus amusants demeure Chronos Lait, un homme panthère qui se pourlèche les babines et la fourrure de sa langue affinée avec laquelle il assène également des chapelets de répliques iconoclastes. Même son de cloche pour Hamton, dont la naïveté n’a d’égale que sa certitude d’être l’élu qui saura manier l’épée d’émeraude. Chacune de ses interventions est un modèle de non-sens hystérique. Ainsi, devant la maison de ses parents, il s’interroge avec angoisse : « Et si l’un d’eux était vivant et l’autre mort ? Ou, pire encore, l’inverse ! »
Les intrigues et les péripéties s’enchaînent à qui mieux mieux avec des ennemis parfois aux limites de l’absurde, allant d’une sorcière qui se nourrit de la chair des villageois, à un fermier qui oblige Ax, Tyris et Chronos à éliminer les mites de sa garde-robe d’hiver, ou encore d’une bibliothèque hantée à un combat contre une incarnation du mal : Death Death. Le tout, en maintenant toujours le plus grand sérieux (et le plus grand humour).
Les dix épisodes de la série Golden Axe sont disponibles, en anglais, sur Paramount+, notamment via Prime Video.