Une femme est inexplicablement pourchassée par deux forces : une tueuse surnommée Loba Negra et la mafia russe. Le duo formé par Antonia Scott et Jon Gutiérrez reprend du service dans une seconde saison où l’action le dispute aux tensions personnelles.
Dans la première saison, diffusée en février 2024, les héritiers de riches familles espagnoles étaient kidnappés puis tués, forçant une alliance improbable afin d’affronter un mystérieux M. White. D’un côté, Antonia Scott (Vicky Luengo), une femme à l’intelligence titanesque qui doit prendre des médicaments pour réduire le flot d’informations qui se rend jusqu’à elle. La série représente d’ailleurs ses neurones survoltés par des singes qui s’agitent continuellement dans son esprit. Ce statut exceptionnel lui vaut de faire partie des Reines rouges, une force policière secrète disséminée à travers l’Europe.
À l’opposé, Jon Gutiérez (Hovik Keuchkerian), un inspecteur de police dans la quarantaine doublé d’un mastodonte bien enveloppé, tiré à quatre épingles. Il surplombe chacun du haut de ses 1 m 93 (6’3’’) et 125 kg (275 lb) et ne fait nul secret qu’il est gai, s’amusant même à déstabiliser ses collègues par de petites remarques coquines. Dans le dernier épisode de la saison précédente, il rencontre Tomás, un séduisant agent de sécurité, une nouvelle qui a tout pour faire frétiller de plaisir sa mère, avec qui il cohabite.
Dans ce second opus, les deux enquêteurs doivent retrouver Lola Moreno, l’épouse d’un mafieux russe trucidé, avant que celle-ci soit retrouvée par Loba Negra (Javiera Sky), qui semble jouer sur plusieurs tableaux, ou par la mafia. Demeure également la question de savoir pourquoi cette épouse apparemment sans histoire suscite une telle convoitise. S’ajoute à ce bouillon sulfureux, la découverte d’un conteneur jonché de cadavres ainsi qu’une nouvelle inquiétante : le réseau des Reines rouges commence à être décimé un peu partout à travers l’Europe. Pourquoi une telle vendetta?
Cette nouvelle saison, résolument plus sombre, plus musclée que la précédente, amène des retournements de situations complètement inattendues aux deux tiers de la saison. Elle amène Antonia et Jon à laisser tomber leurs masques et à se dévoiler l’un à l’autre. C’est notamment le cas de la dépendance de la première envers des médocs qui lui permettent de partir en vrille, mais la conduisent à perdre pied avec la réalité. Du côté de Jon, il représente le cœur empathique de la série, celui qui n’hésite pas à exprimer une certaine fragilité. On peut saluer la décision de ne pas verser dans l’inévitable cliché du policier rongé de l’intérieur par le secret de son orientation sexuelle. Cela dit, la série verse dans l’excès contraire et émaille si peu le récit d’éléments en lien avec cet aspect de sa vie qu’on en arrive presque à l’oublier. En fait, Tomás occupe à peine plus d’espace écran que les plans fixes du conjoint dans le coma d’Antonia. Cela dit, la conclusion de cette seconde saison laisse entendre qu’il occupera une place plus prépondérante dans la suite qui devrait conclure la série.
INFOS : Les six épisodes de la seconde saison de Reina Roja (Reine rouge) sont disponibles en espagnol et en doublage français et anglais, sur Prime Video.