Deux ans après une rupture éprouvante, Ash se replonge dans l’univers des rencontres amoureuses via les applications. Elle réalise cependant que l’abondance de choix ne garantit ni les connexions authentiques ni une plus grande clarté sur ce qu’elle cherche vraiment. La suite très attendue de la websérie québécoise à succès qui a déjà conquis les cœurs.
La première saison explorait les retombées de la rupture entre Jeanne et Iris – empreinte de peine, de colère et de doute – ainsi que le processus de reconstruction qui s’ensuit. La deuxième saison, qui porte le sous-titre « Algorithmes amoureux », prolonge cette réflexion en la transposant dans l’univers des applications de rencontre.
L’intrigue suit Ash (excellente Célia Gouin-Arsenault) qui trois ans après une relation ayant duré à peine deux mois — au grand désarroi de ses amis (insérez ici leurs haussements de sourcils impatients) — décide de repartir à la recherche de « la femme spéciale » à travers les applications de rencontre. Elle y multiplie les échanges, enchaîne des matchs éphémères et des rendez-vous trompeusement prometteurs. Elle se rend bien vite compte qu’alors qu’elle craignait ne rien y trouver, elle fait plutôt face au paradoxe du « trop, c’est comme pas assez ! »

Mais Ash se voit également confrontée à une question fondamentale : quelles sont réellement ses attentes, au-delà du simple désir de rencontrer une femme qui lui plaît ? Le choix illimité et la rapidité des attachements révèlent rapidement leur revers, tandis qu’elle découvre, à sa propre surprise, des relations plus profondes chez son cercle d’amis. Ces derniers alternent entre un soutien émotionnel sincère et un humour mordant dans l’évaluation de ses partenaires potentielles. Luka (Mathieu Rheault), notamment, se distingue par un cynisme aussi lucide qu’hilarant, tant à propos de ses propres relations que de celles de son entourage, allant jusqu’à qualifier le chum de son amie Mathilde de « beau tapis d’entrée ». Mathilde, elle-même n’est pas en reste et fait preuve d’une franchise désarmante dans la quête de la partenaire idéale pour Ash : « OK, c’est beau. On peut recommencer à être superficiels ? »
Écrite et réalisée par le cinéaste trans Dani Vermette, la websérie — composée de six épisodes d’une dizaine de minutes pour la première saison et de huit pour la seconde — se distingue par la finesse avec laquelle elle explore les dynamiques amoureuses. Portée par une distribution d’une grande justesse, elle donne vie à des personnages à la fois nuancés, complexes et profondément attachants. La série offre également une représentation queer sensible et contemporaine, tout en naviguant avec finesse entre humour, drame et tendresse. Elle propose également une véritable immersion dans la nature urbaine de Montréal tout et mettant en valeur l’architecture de petits coins méconnus.
Dès sa première saison, la série s’est imposée comme la plus visionnée sur la plateforme TV5Monde+ à l’échelle internationale. Et force est de constater qu’à peine entamés, les épisodes de cette nouvelle saison s’enchaînent avec gourmandise, comme un collier de perles que l’on enfile d’un seul coup.
NFO | Les deux saisons de la série, U-Hauling et U-Hauling : Algorithmes amoureux, sont disponibles, en français, sur TV5 Unis.

