Vendredi, 17 juillet 2026
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    Botswana : un couple de femmes demande à la justice de reconnaître son mariage

    Depuis le 14 juillet, la Haute Cour du Botswana entend une cause qui pourrait marquer un tournant historique pour les droits LGBTQ+ en Afrique. Bonolo Selelo et Tsholofelo Kumile demandent que leur mariage soit reconnu par la loi, une décision qui pourrait faire du Botswana le deuxième pays africain, après l’Afrique du Sud, à autoriser le mariage entre personnes de même sexe. 

    Les deux femmes, qui se sont rencontrées en 2022 et se sont fiancées en 2024, soutiennent qu’elles devraient bénéficier des mêmes droits et protections que les couples hétérosexuels mariés, notamment en matière de reconnaissance familiale, de succession et d’égalité devant la loi. « Nous nous aimons, et c’est tout ce qui compte », ont-elles déclaré, précisant qu’elles ne réclament aucun privilège, mais simplement l’égalité des droits. 

    Une première pour le continent

    Pour plusieurs organisations de défense des droits LGBTQ+, cette procédure constitue un jalon majeur. Il s’agirait du premier recours connu intenté en Afrique par un couple de femmes lesbiennes noires contestant directement l’interdiction du mariage entre personnes de même sexe. 

    Jusqu’à présent, les principaux combats juridiques menés sur le continent portaient surtout sur la décriminalisation de l’homosexualité, la liberté d’expression ou la lutte contre les discriminations. Cette fois, c’est la pleine égalité des droits familiaux qui est au cœur du débat.

    Le Botswana s’était déjà illustré en 2019 lorsque sa Haute Cour avait invalidé les dispositions du Code pénal criminalisant les relations consensuelles entre personnes de même sexe, une décision confirmée en appel en 2021. Héritées de l’époque coloniale britannique, ces dispositions ont finalement été retirées officiellement du Code pénal en 2026. 

    Malgré cette avancée, le mariage demeure réservé aux couples composés d’un homme et d’une femme. Le recours de Bonolo Selelo et de Tsholofelo Kumile vise donc à faire reconnaître que cette exclusion est incompatible avec les garanties constitutionnelles d’égalité.

    Une opposition bien organisée

    Le dossier suscite toutefois une vive résistance. Plusieurs organisations religieuses et conservatrices ont demandé à intervenir devant le tribunal afin de défendre leur conception traditionnelle du mariage. Des manifestations ont également eu lieu devant le palais de justice lors de l’ouverture des audiences. 

    Un jugement aux répercussions continentales

    Si la Haute Cour donne raison au couple, le Botswana rejoindrait l’Afrique du Sud, seul pays du continent à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe depuis 2006. Une telle décision créerait un précédent majeur et pourrait inspirer d’autres contestations judiciaires ailleurs en Afrique. 

    Au-delà du Botswana, cette affaire illustre l’évolution des revendications LGBTQ+ sur le continent. Après les combats pour la décriminalisation, c’est désormais l’égalité complète devant la loi — y compris le droit de se marier et de fonder une famille reconnue — qui est portée devant les tribunaux.

    Un homme armé abattu par la police après avoir ouvert le feu près d’un bar gai en Caroline du Nord

    Une fusillade survenue dans la nuit du 15 juillet devant un bar gai d’Asheville, en Caroline du Nord, a semé la panique parmi les clients avant de se terminer par la mort du tireur présumé, abattu par les policiers. Aucun client, employé ou policier n’a été blessé.

    Les faits se sont produits peu avant 2 h du matin devant le Shakey’s, un établissement LGBTQ+ bien connu du centre-ville. Selon les autorités, un homme qui avait été expulsé du bar plus tôt dans la soirée en raison d’un comportement jugé inquiétant est revenu sur les lieux armé d’une arme à feu.

    Après avoir reçu l’appel d’urgence des employés, les répartiteurs du 911 leur ont demandé de verrouiller les portes et de maintenir tous les clients à l’intérieur jusqu’à l’arrivée des policiers.

    À leur arrivée, les agents du service de police d’Asheville auraient trouvé l’homme en train de tirer dans le stationnement. Les policiers ont alors riposté, atteignant mortellement le suspect, qui a été déclaré décédé sur place par les ambulanciers.

    À l’intérieur du bar, les clients ont vécu des instants de terreur. Un témoin, Taylor Pace, a raconté aux médias locaux avoir vu l’homme pointer son arme en direction du bâtiment. « Il a levé son arme et s’est mis à tirer sur le bar. On entendait les balles frapper les briques. Tout le monde criait. C’était la panique totale, chacun réagissant par instinct de survie », a-t-il expliqué.

    Dans un message publié sur les réseaux sociaux après les événements, l’équipe du Shakey’s a salué le sang-froid de son personnel, de sa clientèle et des premiers répondants.

    « Voir les gens prendre soin les uns des autres au cœur d’une situation aussi terrifiante est quelque chose que nous n’oublierons jamais. Grâce à la rapidité d’action de chacun, tous les employés et tous les clients présents sont rentrés chez eux sains et saufs. »

    Conformément à la procédure habituelle, le North Carolina State Bureau of Investigation (SBI) a ouvert une enquête indépendante sur l’intervention policière. L’identité de l’homme tué n’a pas encore été rendue publique.

    La cheffe intérimaire du service de police d’Asheville, Jackie Stepp, a indiqué que, jusqu’à présent, les enquêteurs n’ont trouvé « aucun élément permettant de croire que cette attaque était motivée par la haine envers les personnes LGBTQ+ ou par un autre crime haineux ».

    Les circonstances exactes de la fusillade demeurent sous enquête.

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