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I Come Home : quand l’amour à trois se heurte aux conventions familiales

Christine, Alex et Stéphane ont choisi de construire leur vie amoureuse à trois. Une relation polyamoureuse qui repose sur un équilibre parfois fragile, mais dans laquelle chacun semble avoir trouvé sa place. Jusqu’au jour où une grossesse inattendue vient bouleverser leurs certitudes et les oblige à envisager un avenir auquel ils n’avaient pas nécessairement réfléchi ensemble.

Dans I Come Home, premier long métrage du cinéaste canadien Glen Wood, le polyamour est abordé avec une sensibilité qui évite les représentations sensationnalistes. Le film s’intéresse moins à la dimension sexuelle de cette relation qu’aux questions très concrètes qu’elle soulève : comment prendre des décisions à trois? Comment concilier des désirs individuels qui ne vont pas toujours dans la même direction? Et que devient une relation lorsque la perspective de fonder une famille vient en modifier les règles?

Christine (Hannah Cheesman) partage depuis longtemps sa vie avec Alex (Carlos Gonzalez-Vio). Ensemble, ils ont accueilli Stéphane (Ryan Ali), un partenaire plus jeune, dans leur quotidien. Mais lorsque Christine découvre qu’elle est enceinte, leurs réactions divergent. Cette nouvelle, qui pourrait être source de bonheur, fait plutôt émerger des inquiétudes et des aspirations contradictoires.

Les tensions prennent une autre dimension lorsque les trois se rendent au mariage de Kat, la sœur de Christine, dans une petite ville de l’Ontario. Confrontés aux regards désapprobateurs de certains membres de la famille et aux attentes de parents peu enclins à accepter leur mode de vie, ils doivent également composer avec leurs propres difficultés. Le mariage, symbole par excellence de l’union traditionnelle, devient ainsi le théâtre d’une confrontation entre différentes conceptions de l’amour, du couple et de la famille.

Sans chercher à idéaliser le polyamour ni à le présenter comme une solution aux limites du couple traditionnel, Glen Wood propose une réflexion sur la manière dont les relations se construisent, évoluent et résistent — ou non — aux épreuves. Le film pose aussi une question qui dépasse largement les réalités LGBTQ+ : jusqu’où sommes-nous prêts à remettre en question les modèles familiaux dont nous avons hérité?

Porté par Hannah Cheesman, Carlos Gonzalez-Vio et Ryan Ali, I Come Home est un drame intimiste qui invite à réfléchir à ce qui fait véritablement une famille, au-delà des conventions et des attentes sociales.

INFOS : À voir lors du 39e festival image+nation, qui se déroulera du 19 au 29 novembre
Billetterie : https://image-nation.org

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