Lundi, 25 octobre 2021
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    Des plaques commémoratives dans une rue d’Amsterdam pour honorer les victimes gaies du nazisme

    Quatre plaques pour commémorer les victimes gais et lesbiennes du régime nazi, appelées Stolpersteine, ont été installées dans une rue d’Amsterdam.

    Mardi 3 août, à l’occasion de la Pride Week d’Amsterdam, quatre Stolpersteine (« pierres d’achoppement » en français) ont été posées dans une rue de la capitale néerlandaise. Ce sont des plaques en laiton encastrées dans le sol afin d’honorer la mémoire des victimes du régime nazi. Les Pays-Bas comptent environ 8 500 Stolpersteine et les quatre pierres récemment posées sont les premières à commémorer les personnes LGBTI+ assassinées pendant la Seconde Guerre mondiale.

    « Il y a toujours eu une discussion aux Pays-Bas sur le fait que les gais et les lesbiennes n’avaient pas vraiment été persécutés pendant la guerre », explique au Guardian Judith Schuyf, une historienne à l’origine de ce projet. « Ils ont été arrêtés parce qu’ils étaient gays ; ils ont été envoyés dans les camps parce qu’ils étaient juifs. Ils sont morts très tôt. C’est compliqué, mais je suis sûre qu’ils ont été arrêtés parce qu’ils étaient gais.»

    Parmi les personnes honorées figure l’artiste Karel Pekelharing, qui a rejoint la résistance en aidant les personnes juives à se cacher et en falsifiant leurs papiers. En mars 1944, il a participé à un raid à la prison de Weteringschans à Amsterdam pour libérer les résistant·es. Le projet a échoué et Karel Pekelharing a été arrêté et torturé, avant d’être abattu en juin 1944.

    Une autre victime ayant une Stolpersteine est Mina Sluijter, une couturière arrêtée en juillet 1942. Sur son dossier de police, il est écrit qu’elle était « en détention pour homosexualité (…) également juive ». Elle a été assassinée à Auschwitz deux mois après son arrestation.

    Au total, neuf victimes gais et lesbiennes du régime nazi ont leur Stolpersteine. Outre les 4 dévoilées, il y aura cinq autres plaques seront déposées en octobre. Six des neuf personnes étaient juives et quatre ont participé à la résistance. La seule survivante est la cheffe d’orchestre et violoncelliste Frieda Belinfante, une résistante juive.

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