Mercredi, 19 janvier 2022
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    L’acteur Jussie Smollett nie avoir mis en scène une agression raciste et homophobe

    L’acteur américain Jussie Smollett a nié fermement lundi lors de son procès avoir mis en scène en 2019 à Chicago une fausse agression raciste et homophobe dont il aurait été victime et qui avait provoqué une vague d’indignation à l’époque dans le pays.

    «Ça n’était pas un canular”» a affirmé l’acteur à la barre, selon les médias locaux, démentant avoir parlé «à un moment ou à un autre d’un canular» avec ses prétendus complices. Le comédien afro-américain et homosexuel, vedette déchue de la série télévisée «Empire», est accusé d’avoir «planifié» l’agression le 29 janvier 2019 en payant 3 500 dollars deux frères d’origine nigériane, et d’avoir ensuite menti à la police.

    Le procès s’est ouvert lundi dernier avec une couverture médiatique très limitée, le juge ayant interdit que la majorité des débats soient télévisés malgré les restrictions dues à la pandémie de coronavirus. Pour l’accusation, l’acteur voulait faire avancer sa carrière et reprochait aux studios de production de ne pas avoir réagi après la réception d’une lettre de menaces. Mais selon ses avocats, Jussie Smollett a été agressé par deux hommes motivés par l’argent, dont l’un était homophobe. Il encourt une peine maximum de trois ans de prison.

    Dans un témoignage très attendu, l’acteur a expliqué que la somme devait payer un programme d’entraînement et de nutrition mis au point par l’un des frères, qui avait ensuite tenté sans succès de se faire embaucher comme garde du corps après l’affaire de la lettre de menace. Il a ensuite mimé, avec son avocat, la bagarre en jouant le rôle d’un de ses agresseurs, expliquant plus tard avoir accepté sous la pression de ses employeurs un entretien avec une grande chaîne de télévision.

    Il a déclaré avoir consommé des drogues et eu une relation sexuelle avec l’un des frères. Jussie Smollett a toujours affirmé avoir été attaqué dans une rue de la ville par deux partisans du président Donald Trump, qui auraient proféré des insultes racistes et homophobes et lui auraient mis un noeud coulant autour du cou. L’affaire avait provoqué un choc dans un pays encore fortement marqué par les discriminations raciales et sexuelles. Les images de télésurveillance, l’examen des données téléphoniques des trois hommes et de vidéos avaient toutefois rapidement semé le doute chez les enquêteurs qui avaient conclu à une mise en scène. Le réquisitoire du procureur et la plaidoirie de la défense sont attendues cette semaine, avant les délibérations du jury.

    Rédaction avec AFP

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