Mardi, 13 janvier 2026
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    Les bonnes affaires ?

    Être patron d’une marque peut rapporter gros. Elon Musk, dirigeant de Tesla, a fait adopter par 75 % des actionnaires son nouveau plan de rémunération, qui lui permettrait d’engranger 1 000 milliards de dollars en dix ans. L’homme le plus riche du monde, dont la fortune est estimée à 500 milliards de dollars, pourrait voir celle-ci tripler. Rappelons que cet homme d’affaires impitoyable n’est pas non plus un fervent allié des communautés 2SLGBTQ+. Elon Musk considère que sa fille trans est « morte pour lui », estimant avoir été « abusé » lorsqu’il avait autorisé des traitements de transition alors qu’elle avait 16 ans. Dans une entrevue, Vivian Jenna Wilson avait rappelé que son père avait été cruel durant son enfance, se moquant de son comportement queer ou trop féminin.

    Avec la fin des subventions, ou leur diminution, les véhicules électriques ont connu une chute des ventes. Et les concessionnaires voient leur parc d’autos électriques peiner à diminuer. Nissan a eu la bonne idée de revoir les tarifs de son multisegment Ariya. Pour 2026, aucune refonte, sinon un changement dans la nomenclature. Un nouveau modèle a été dévoilé au dernier Salon de l’auto de Tokyo, mais rien n’indique qu’il atteindra nos routes. Le plus intéressant, c’est la baisse des tarifs sur la plupart des modèles, quelle que soit la batterie, qu’ils bénéficient ou non du rouage intégral, de la simple traction avant, ou encore du niveau d’équipement. Une baisse atteignant 4 600 $, qui rapproche l’Ariya de l’ancienne subvention fédérale de 5 000 $. Même stratégie chez Hyundai Canada pour son Kona électrique, désormais offert en un seul modèle, Preferred, qui se vend à partir de 49 966 $, soit une réduction de 2 500 $ par rapport au modèle 2025.

    Des initiatives qui ne sont pas seulement liées à des inventaires qui ne fondent pas assez vite, mais aussi au fait que la concurrence prépare une vague de modèles électriques à prix plus alléchants : la Nissan Leaf 2026, les Kia EV3 et EV5, ou encore la Chevrolet Bolt.

    Nissan Leaf – Chéri·e, j’ai rétréci le Nissan Ariya
    En 2011, pionnière dans l’électrification des véhicules, Nissan lançait la Leaf. La ligne, pensée pour être aérodynamique afin de ménager la batterie, ne faisait pas l’unanimité — surtout la partie arrière, avec des ailes proéminentes entourant le hayon incurvé. Plus près du fer à repasser que du design automobile. Mais on louait son comportement routier et ses qualités de fabrication. Avec ses 160 kilomètres d’autonomie — et encore, dans des conditions idéales — la Leaf était toutefois réservée à un usage urbain.

    La seconde génération, en 2018, corrigeait ces défauts en misant sur une esthétique plus conventionnelle pour une compacte, et surtout en augmentant l’autonomie à 240 kilomètres. Un gain substantiel. Changement de cap pour la mouture 2026 : Nissan a décidé de frapper fort avec une Leaf qui ressemble désormais à un mini-multisegment, reprenant les lignes de son grand frère, l’Ariya. Tout a été revu à la hausse pour en faire un concurrent incontournable. L’aérodynamisme a bien sûr été amélioré, le coefficient de traînée passant de 0,29 à 0,26, afin de maximiser l’autonomie grâce à un meilleur écoulement de l’air. Cela va de l’intégration des poignées de portes jusqu’au soubassement plat.

    À l’intérieur, les concepteurs ont misé sur une expérience de conduite modernisée en installant une immense dalle horizontale se poursuivant jusqu’au centre de la planche de bord : deux écrans de 14,3 ou 12,3 pouces selon les versions. Les connexions Apple CarPlay et Android Auto sans fil sont évidemment intégrées, tout comme la recharge par induction du téléphone.Mais c’est du côté de l’agrément de conduite que le changement est le plus remarquable : caisse plus rigide, insonorisation accrue, direction beaucoup plus réactive. Sous le capot, un seul moteur développant 214 chevaux et offrant une autonomie en forte hausse : jusqu’à 488 km pour la version S+, 463 pour la SV+ et 417 pour la Platinum+ (rouage intégral).

    De plus, Nissan a décidé de simplifier le système de recharge en l’adaptant aux différentes bornes — y compris celles de Tesla — en plaçant le port rapide à droite du véhicule. Résultat : de 10 à 80 % en 35 minutes. Pour la recharge à domicile ou sur le réseau public, le port régulier se trouve à gauche.
    Actuellement disponible chez les concessionnaires, la Leaf 2026 coûte un peu plus cher que la concurrence — entre 44 998 $ et 52 798 $ — mais elle en offre davantage, notamment grâce à une autonomie exceptionnelle.

    Rouler à l’hydrogène
    Régulièrement, le sujet revient sur le tapis — ou plutôt sur l’asphalte — généralement avec l’arrivée d’un nouveau modèle proposé par un constructeur, comme le Nexo de Hyundai. Peu de chances toutefois d’en croiser un dans la rue ou sur l’autoroute : selon la Société de l’automobile du Québec (SAQ), il n’y aurait que 49 véhicules roulant à l’hydrogène dans la province. La raison est simple : comment s’approvisionner en hydrogène quand les infrastructures de ravitaillement n’existent tout simplement pas… à moins d’investir dans ses propres installations, ce que certaines compagnies pourraient envisager pour leur flotte. Autre bémol pour celles et ceux qui pensent que l’hydrogène permettrait d’éviter une empreinte carbone : il faut produire, stocker et acheminer cet hydrogène, ce qui induit une empreinte environnementale non négligeable. Compte tenu des contraintes actuelles, l’hydrogène ne se qualifie donc pas pour remplacer le bon vieux moteur thermique — du moins pour les deux décennies à venir.
     

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