Lundi, 2 février 2026
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    Charles et Jules : faits pour être ensemble

    Le 18 novembre 2024, Charles Lemay était célibataire depuis une décennie, alors que Jules (son nom d’artiste) venait tout juste de se séparer. S’ils ont vécu leur première date avec des aspirations bien différentes, l’évidence leur a sauté aux yeux : ils étaient faits pour être ensemble.

    Comment vous êtes-vous rencontrés ?
    Jules : C’était il y a plusieurs années sur les plateaux télé, car Charles y travaillait depuis très longtemps. La première fois, j’étais assistant de production sur La semaine des 4 Julie.

    Charles : J’étais producteur au contenu. On était en pleine pandémie. On portait des masques. Jules était en couple à l’époque. Je me demandais qui était cette belle personne nouvellement dans l’équipe. Des gens m’ont dit que c’était Jules et qu’il allait faire Star Académie durant l’hiver. Je me disais : je ne le reverrai plus.

    Jules : On a gardé contact via les réseaux sociaux, mais il ne s’est rien passé pendant trois ans.

    Charles : On s’est revus à l’automne 2024 au Gala de l’ADISQ. Je travaillais sur le tapis rouge. J’ai vu Jules arriver. Quelques jours plus tôt, il avait publié une story disant qu’il cherchait un appartement. Je lui ai donc demandé si c’était pour lui seul ou avec son chum. Il m’a confirmé que c’était terminé entre eux. Deux semaines plus tard, on a eu notre première date. Jules est venu à la maison.

    Charles a conclu 10 ans de célibat grâce à Jules

    Quand avez-vous senti qu’il y avait quelque chose de spécial entre vous ?
    Charles : Le premier soir.

    Jules : Dans ce temps-là, je sortais d’une relation, j’habitais encore avec mon ex et ce n’était vraiment pas un moment l’fun dans ma vie. Dans ma tête, j’étais zéro prêt à rencontrer quelqu’un.

    Charles : Moi, ça faisait 10 ans que j’étais célibataire et j’étais vraiment prêt.

    Jules : Notre première date, je ne la vivais pas dans un mode « je cherche une relation stable », mais « ce gars est super, advienne que pourra, si c’est juste du fun, ce sera ça ». Cela dit, dès le premier soir, on a senti que c’était super naturel, comme si on se connaissait depuis qu’on était adolescents.
    Charles : On avait de beaux sujets de discussion. On connectait sur certains trucs sur lesquels on connecte rarement avec d’autres. Par exemple, il a dit qu’il ressentait une pression en ayant des
    parents en couple depuis si longtemps et qui sont encore amoureux. C’est la même chose avec les miens : ils sont super beaux à voir. C’était la première fois que je croisais quelqu’un qui l’exprimait comme je le faisais.

    Charles, comment as-tu géré ton grand désir d’être en couple face à quelqu’un qui était dans un mode plus léger ?
    Charles : J’ai été patient. Mais rapidement, j’ai vu notre potentiel amoureux. Un soir, j’ai mis cartes sur table en lui expliquant que j’avais une grosse carapace, que je m’étais protégé durant des années des échecs amoureux et que j’avais vraiment envie que ça fonctionne. Je braillais en lui disant : « Tu ne peux pas me faire de la peine ». C’était full de pression pour lui, pauvre petit. Il a été très rassurant. On est parti chacun dans nos familles pour Noël. Durant les Fêtes, j’étais au Saguenay et on s’écrivait. Jules m’a invité dans sa famille le 31 décembre.

    Jules : En novembre, j’avais senti que, même si je pensais ne rien vouloir de sérieux, ça feelait comme du sérieux. Tranquillement, ça a fait son chemin dans ma tête. Lors d’un souper avec mes parents, je leur ai dit que je voyais un gars. Ma mère a proposé de l’inviter le 31. Ça m’a déstabilisé. On n’était même pas « officiel ». Le 31, on était 25 de ma famille dans un chalet. Je trouvais ça super gênant. Ma mère a ajouté : « Au pire, ce sera comme un ami ».

    Charles : Je savais que c’était ma chance de faire bonne impression !

    Qu’est-ce qui vous charme chez l’autre ?
    Jules : Son courage et sa détermination. Charles fonce beaucoup dans la vie. S’il veut quelque chose, il va s’arranger pour l’obtenir. J’admire vraiment ça. Cette énergie-là me drive. Je n’ai pas ce côté-là. Je suis plus doux et j’ai de la difficulté à foncer sans avoir peur.

    Charles : J’admire son talent et sa pureté. C’est rare qu’on dise ça de quelqu’un. C’est difficile à décrire, mais ça se vit. Jules est quelqu’un de gentil dont on veut prendre soin. Il n’est pas fragile, mais j’ai envie de faire attention à ce qu’on a. Il a une belle sensibilité. Il me comprend, alors que je peux être complexe.

    Y a-t-il un couple homosexuel qui vous inspire ou ça vous a toujours manqué ?
    Jules : Moi, ça m’a manqué. Dans ma famille, il n’y avait personne d’homosexuel. Je n’ai pas eu de représentation de façon concrète. Sur le plan médiatique, quand j’étais plus jeune, je n’ai pas vu des représentations de couples qui me parlaient. Dans les émissions de télévision, je voyais des personnages gais souvent stéréotypés comme étant blessés, sombres, avec des histoires d’amour super compliquées. Moi, je ne veux rien de compliqué.

    Charles : Quand j’avais 15 ans, au Saguenay, je regardais Deux filles le matin et Claude Dubois avait dit : « C’est correct que quelqu’un soit gai, mais s’il veut faire carrière en musique, je lui conseillerais de ne pas le dire ». Comme je souhaitais me bâtir une carrière dans les médias, j’avais l’impression que je ne pourrais jamais le dire. Sur mes réseaux sociaux, aujourd’hui, je vois de beaux modèles de couples gais, mais très peu dans les médias.

    Comment vivez-vous votre différence d’âge ?
    Jules : Ah mon Dieu, très bien ! J’ai 27 ans et Charles en a 34 ans.

    Charles : Mentalement, je suis plus jeune que Jules. Il a une très grande maturité.

    Jules : On n’a pas toujours les mêmes référents culturels.

    Charles : Par exemple, il n’avait jamais regardé Love Actually à Noël ! Pour le reste, on est pas mal au même endroit dans nos vies. En 2025, j’ai fait un changement de carrière.

    Sans repartir à zéro, je vivais un nouveau départ pendant les débuts de notre relation.

    On est là l’un pour l’autre dans nos projets.
    Jules : On vient de s’acheter un chalet. C’était très rapide. Mais on a envie tous les deux de bâtir quelque chose pour du long terme. On était prêts pour ce projet-là.

    Cohabitez-vous également à Montréal ?
    Charles : Jules est venu me rejoindre dans le loft que je loue depuis deux ans dans le Vieux-Montréal. En juin 2025, on avait envie de faire le test pour un mois, parce qu’on était pratiquement toujours ensemble. Le 1er octobre, il a laissé son appartement. Le 17 octobre, on achetait le chalet. Tous ses meubles ont été transférés là-bas. On vit ensemble depuis ce temps-là.

    Vous pouvez suivre : Jules : instagram.com
    Charles Lemay : instagram.com

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