La compétition reprend le 19 novembre sur Crave avec douze drag queens venues de partout au Canada, dont deux Montréalaises, Moh Dafok et Paolo Perfección, ainsi que l’Acadienne Chiquita Mére. Cette septième saison de Canada’s Drag Race : que la meilleure gagne réserve aussi une première : le retour immédiat d’une candidate éliminée lors de la saison précédente. Entre artistes de scène chevronnées, nouvelles figures du drag et personnalités aux parcours atypiques, la distribution promet des rencontres de styles, de cultures et de générations.
La septième saison de Canada’s Drag Race : que la meilleure gagne prendra l’antenne le jeudi 19 novembre à 21 h sur Crave. Au programme : neuf épisodes, douze candidates et un grand prix de 100 000 $, assorti du titre de « Canada’s Next Drag Superstar ».
Onze nouvelles participantes feront leur entrée dans la compétition, auxquelles s’ajoutera Paolo Perfección, de retour après une élimination particulièrement rapide lors de la sixième saison. Une première dans l’histoire de la version canadienne de la franchise.
La distribution de cette année témoigne de la diversité grandissante du drag au pays. On y retrouve des artistes issues des communautés autochtones, asiatiques, caribéennes, latino-américaines et assyriennes, mais aussi des parcours professionnels qui sortent des sentiers battus : enseignement collégial, construction, écologie, illustration, littérature et théâtre.
Le Québec et l’Acadie auront trois représentantes aux personnalités bien distinctes. Chiquita Mére, qui a contribué à développer la scène drag francophone du Nouveau-Brunswick avant de s’installer à Montréal, côtoiera Moh Dafok, artiste d’origine brésilienne bien connue de la scène montréalaise, et Paolo Perfección, déterminée à obtenir une seconde chance après son passage éclair de l’an dernier.
Les douze candidates de la saison 7
Batty Banks — Vancouver, Colombie-Britannique


31 ans | Instagram et TikTok : @batty.banks
«Je plonge, je pique, je flippe la game – et je mets le feu aux planches partout où je passe!»
Batty Banks partage son temps entre la scène drag et l’écologie. Spécialiste de la faune urbaine, elle a participé à deux épisodes de la série documentaire The Nature of Things, diffusée par CBC, et animé des séminaires consacrés à l’écologie queer. Une double carrière qui lui permet de faire dialoguer deux univers rarement associés. Sur scène, Batty mise sur une présence physique affirmée, le charisme et un sens du spectacle développé au fil de nombreuses représentations. Elle a notamment été tête d’affiche d’événements de la Fierté de Vancouver en 2023 et assuré les premières parties de Todrick Hall et de Fefe Dobson.
Habituée des tournées à travers le Canada, elle se produit trois fois par semaine, notamment lors d’un brunch drag mensuel. Cette expérience du public et sa capacité à passer d’un contexte de représentation à un autre pourraient lui servir dans une compétition où la polyvalence compte autant que l’apparence.
Bliss — Vancouver, Colombie-Britannique


25 ans | Instagram : @sheisbliss | TikTok : @blissiana | X : @dragisbliss
«Bliss est à la fois la fille d’à côté et la diablesse qui hante vos rêves érotiques.»
Originaire d’Ottawa et aujourd’hui établie à Vancouver, Bliss fait partie de ces artistes qui conçoivent leur personnage jusque dans les moindres détails. Formée en illustration et créatrice de mode autodidacte, elle réalise elle-même ses costumes et les affiches de ses spectacles. Son approche du drag repose largement sur l’esthétique, mais elle ne se limite pas à la création visuelle. Bliss anime plusieurs spectacles par semaine et s’est construit une présence sur scène où son style vestimentaire et sa personnalité occupent une place centrale.
Lorsqu’elle ne travaille pas à ses propres créations, elle met aussi ses compétences artistiques au service d’autres personnes. Son profil réunit ainsi plusieurs disciplines qui reviennent régulièrement dans les défis de Drag Race, de la conception de costumes à la présentation scénique.
Carlotta Carlisle — Deer Lake, Terre-Neuve-et-Labrador


38 ans | Instagram et TikTok : @carlottacarlisle
«Ma taille plus grande que nature me va comme un gant!»
Carlotta Carlisle revendique une esthétique inspirée du glamour hollywoodien classique, à laquelle elle ajoute l’exubérance des grandes showgirls. Originaire de Deer Lake, à Terre-Neuve-et-Labrador, elle mène aujourd’hui une carrière particulièrement active à Toronto. Elle se produit cinq soirs par semaine et a développé une formule qui laisse une place importante aux interactions avec la salle. Son public peut notamment lui soumettre des demandes en direct, l’obligeant à faire preuve de spontanéité et d’adaptation.
Cette habituée des concours de drag possède déjà plusieurs couronnes, dont celles de Miss Gay Universe, Miss Crews and Tangos et Miss Toronto Continental Plus. Avec son expérience, son goût pour le spectacle traditionnel et son sens de la répartie, Carlotta arrive dans la compétition avec un bagage bien différent de celui de plusieurs candidates plus jeunes.
Chiquita Mére — Shediac, Nouveau-Brunswick / Montréal, Québec


31 ans | Instagram et TikTok : @chiquita.mere
«Je sais déjà que je suis une rock star, mais l’heure est venue pour moi de devenir une superstar.»
Chiquita Mére est probablement l’une des candidates au parcours artistique le plus éclectique de cette saison. Originaire de Shediac, au Nouveau-Brunswick, elle a touché à l’improvisation, au théâtre, aux claquettes, à l’humour, à la poésie, à la télévision et à la radio. Elle est également autrice du livre Des fleurs comme moi. Avant de s’installer à Montréal, elle a contribué à l’émergence de la scène drag acadienne de Moncton, participant à faire une place à cet art dans un environnement francophone où les occasions de représentation étaient plus limitées que dans les grandes métropoles.
À Montréal, elle a notamment coproduit et interprété un spectacle solo racontant sa transition à travers les yeux d’un homard. Le choix de ce personnage, à la fois inattendu et profondément lié à l’imaginaire maritime de l’Acadie, illustre bien sa manière d’aborder des sujets personnels avec humour et inventivité. Son travail se situe à la rencontre du drag, du théâtre et du récit autobiographique. Plutôt que de s’en tenir aux codes habituels de la performance, Chiquita utilise différents langages artistiques pour parler d’identité, de transformation et de son propre parcours. Sa participation à Canada’s Drag Race donnera une visibilité nationale à une artiste qui a déjà contribué à faire évoluer la scène drag acadienne et qui poursuit aujourd’hui son travail à Montréal.
Gravy — St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador


22 ans | Instagram et TikTok : @goodolgravy
«Piquante, salée et loufoque. Tous à bord du Gravy Train… Tchou-tchou!»
À 22 ans, Gravy est la benjamine de cette septième saison. Originaire de St. John’s, elle privilégie un drag excentrique, volontiers absurde, où l’humour occupe une place aussi importante que les costumes et la performance. Ses spectacles s’adressent à des publics de différentes générations, des enfants aux personnes plus âgées, ce qui témoigne d’une conception du drag qui dépasse les seuls bars et boîtes de nuit.
Gravy s’est également fait remarquer sur les réseaux sociaux, où elle a développé une communauté fidèle. Elle a notamment attiré l’attention de la communauté drag internationale en écrivant de nouvelles paroles pour des chansons associées à l’univers de Drag Race, dont Dead or Alive. Cette manière de détourner les références populaires et de les transformer en numéros humoristiques constitue l’une de ses signatures. Reste à voir comment cette fantaisie se traduira dans les défis d’une compétition télévisée.
Guy Anabella — Toronto, Ontario


34 ans | Instagram et TikTok : @guy.anabella
«Un piquant pareil, ça chauffe deux fois!»
Professeure au Sheridan College, adepte d’haltérophilie et fière de ses origines guyanaises, Guy Anabella possède un parcours qui échappe aux catégories habituelles. Son drag est fortement influencé par sa culture caribéenne. Les couleurs, les silhouettes et l’énergie du carnaval des Caraïbes se retrouvent dans ses costumes et ses performances. Cette référence culturelle n’est pas un simple élément décoratif : elle occupe une place importante dans la manière dont Guy construit et présente son personnage.
Elle se produit plusieurs fois par mois, aussi bien lors de brunchs drag et de soirées en boîte de nuit que dans des événements éducatifs. Cette diversité de contextes lui permet d’aborder la scène autant comme un espace de divertissement que comme un lieu de transmission. Guy accorde d’ailleurs une importance particulière à la créativité et au développement de la confiance en soi chez les autres. Son expérience en enseignement pourrait se révéler précieuse dans une compétition qui exige de comprendre rapidement les consignes, de travailler en équipe et de défendre ses idées devant un jury.
Kara Juku — Vancouver, Colombie-Britannique


31 ans | Instagram, TikTok et X : @thekarajuku
«Je vis pour la scène, la pression et le défi, et je suis prête à montrer au Canada que je suis une star.»
Kara Juku est déjà bien établie sur la scène drag de Vancouver. Reconnue pour ses chorégraphies et son esthétique inspirée des poupées Barbie, elle revendique également une identité artistique profondément liée à la représentation asiatique. Elle a remporté deux concours importants de la scène locale : Vancouver Eastside Drag Phenomenon en 2019 et Vancouver’s Next Drag Superstar en 2020.
Kara appartient à la House of Rice, une maison de drag canadienne entièrement asiatique, ainsi qu’au groupe de drag non binaire ENBY6. Elle est aussi la « fille drag » de Kendall Gender, finaliste d’une précédente saison de Canada’s Drag Race. Ces affiliations témoignent de son inscription dans une communauté artistique où les maisons de drag jouent un rôle important dans la transmission des savoir-faire, le mentorat et la création de réseaux de solidarité. Avec son expérience des concours, son travail chorégraphique et son esthétique très définie, Kara pourrait trouver dans l’émission une occasion de faire connaître son univers à un public beaucoup plus large.
Madee Lovegood — Toronto, Ontario


30 ans | Instagram et X : @madeelovegood
«Belle, barbue, brune et badass! Pourquoi choisir quand vous pouvez avoir les quatre B!»
Madee Lovegood n’a aucune intention de faire disparaître sa barbe pour correspondre à une image conventionnelle de la féminité. Bien au contraire : elle en a fait l’une des caractéristiques centrales de son personnage drag et un symbole de fierté pour sa communauté.
D’origine assyrienne, Madee compte parmi les rares artistes drag issues de cette culture à avoir développé une carrière visible sur la scène internationale. Son travail participe ainsi à élargir la représentation culturelle au sein d’un milieu qui demeure lui-même très diversifié. À Toronto, elle est connue pour son énergie, son humour et son sens du théâtre. Elle se produit quatre à cinq soirs par semaine et fait partie des animatrices particulièrement actives de la scène locale.
Son personnage conjugue féminité spectaculaire, pilosité assumée et présence scénique théâtrale. En refusant d’opposer ces différentes caractéristiques, Madee joue avec les attentes entourant le genre et les codes esthétiques du drag.
Moh Dafok — Montréal, Québec / São Paulo, Brésil


36 ans | Instagram : @moh.dafok | TikTok : @mohdafok
«Je ne suis qu’une superbe immigrée brésilienne à la recherche de mon mari canadien!»
Moh Dafok aborde le drag avec une philosophie assez simple : faire rire, créer des liens et partager un moment de plaisir avec le public. Originaire de São Paulo, au Brésil, cette artiste immigrante établie à Montréal a construit un personnage qui mêle séduction, humour et sens du ridicule. Elle se décrit volontiers comme une drag queen au cœur de clown. Chez elle, la comédie n’est pas un complément à la performance : elle en constitue l’un des moteurs. Moh défend d’ailleurs une conception du drag qu’elle résume par la formule « le drag, c’est de l’amour et de l’art ».
Polyglotte, elle parle quatre langues et utilise cette capacité pour rejoindre des publics variés. Son expérience montréalaise s’inscrit dans une scène drag où les influences culturelles et linguistiques se croisent constamment. Moh se produit actuellement cinq à six fois par semaine. Son calendrier comprend aussi bien des événements privés que des anniversaires, des mariages et toutes sortes de célébrations, y compris, raconte-t-elle avec humour, des anniversaires et des mariages de chiens.
Derrière cette accumulation volontairement absurde se cache une réalité bien connue des artistes de la scène : la nécessité de multiplier les contrats et de s’adapter à des publics très différents pour vivre de son métier. Cette expérience pourrait jouer en sa faveur dans les épreuves d’improvisation, d’humour et d’interaction avec le public. Avec Moh Dafok, Montréal sera représenté par une artiste qui mise moins sur la solennité que sur le plaisir de jouer et de provoquer le rire.
Paolo Perfección — Montréal, Québec


26 ans | Instagram, TikTok et X : @paoloperfeccion
«Quand j’ai dit que j’étais l’univers, je le pensais vraiment.»
Paolo Perfección n’aura pas attendu longtemps avant de retrouver les caméras de Canada’s Drag Race. Éliminée dès le début de la sixième saison, lors de la fameuse élimination « pork chop », elle revient immédiatement dans la compétition, une première pour l’émission canadienne., Son passage avait été bref, mais suffisamment remarqué pour lui permettre de devenir l’une des favorites d’une partie du public. Fidèle à son humour grandiloquent, Paolo avait même plaisanté en laissant entendre que son élimination avait provoqué une panne d’électricité à l’échelle de la ville. Cette fois, la Montréalaise de 26 ans aura l’occasion de montrer davantage ce qu’elle peut accomplir.
Son parcours est aussi marqué par des débuts dans les clubs hétérosexuels de Montréal, où ses performances ont rencontré un succès important. Une expérience qui l’a amenée à développer un drag capable de rejoindre des publics qui ne fréquentent pas nécessairement les lieux LGBTQ+. Paolo cultive une esthétique glamour, un humour impertinent et une personnalité qui ne cherche certainement pas à passer inaperçue. Elle aime les projecteurs, les déclarations excessives et les personnages qui occupent tout l’espace.
Son retour constitue l’un des principaux éléments narratifs de cette septième saison. Après avoir été privée de la possibilité de démontrer l’étendue de son talent l’an dernier, elle devra maintenant prouver qu’elle peut aller beaucoup plus loin dans la compétition.
Paris Matik — Toronto, Ontario / Mex


Paris Matik — Toronto, Ontario / Mexique
24 ans | Instagram et X : @theparismatik | TikTok : @parismatik
« Paris, c’est votre pop star mexicaine, électrisante et rebelle. Avec moi, vous aurez droit à des performances divertissantes et pleines d’énergie. Et je sens bon, ce qui est rare! »
Paris Matik construit son personnage autour de l’univers des vedettes pop. D’origine mexicaine et établie à Toronto, elle mise sur la danse, le lip-sync et une présence scénique particulièrement énergique.
À 24 ans, elle possède déjà une expérience soutenue du spectacle, se produisant quatre à cinq fois par semaine dans plusieurs des établissements drag les plus fréquentés de Toronto.
Ses performances reposent sur une combinaison de chorégraphies, d’animation et d’interactions avec le public. Elle cherche à maintenir une connexion directe avec la salle tout en conservant l’esthétique soignée d’une chanteuse pop.
Paris revendique également ses origines mexicaines dans la construction de son personnage. Elle associe cette identité culturelle à une attitude rebelle, un goût pour l’élégance et une énergie de scène qui pourrait particulièrement bien se prêter aux défis musicaux et chorégraphiques de l’émission.
Pheromone Killz — Edmonton, Alberta


30 ans | Instagram et TikTok : @pheromonekillz
« Je travaille toute la journée avec les maris, puis je fais la fête avec les femmes le soir! »
Le jour, Pheromone Killz travaille comme contremaître dans le secteur de la construction. Le soir, elle troque son équipement de chantier pour les costumes et les projecteurs de la scène drag. Originaire de l’Île-du-Prince-Édouard et aujourd’hui établie à Edmonton, cette artiste métisse de 30 ans participe à des concours de drag depuis 2017 et a remporté plusieurs titres au fil des années. Son personnage se distingue par une esthétique glamour, une énergie débordante et un humour volontiers effronté. Mais Pheromone accorde aussi une place importante à l’engagement communautaire.
Elle participe régulièrement à des collectes de fonds destinées à des organismes autochtones et à des associations locales sans but lucratif. L’année dernière, elle s’est notamment produite à l’Université de l’Alberta, où elle a représenté la Faculté d’études autochtones dans le cadre de la Journée de la réconciliation autochtone. Son parcours illustre la manière dont le drag peut aussi devenir un outil de visibilité et de mobilisation pour les communautés autochtones et métisses.
En réunissant son métier dans la construction, son engagement philanthropique et sa carrière artistique, Pheromone apporte à cette saison une expérience singulière, ancrée autant dans la vie quotidienne que dans le monde du spectacle.
Une compétition qui dépasse les défilés et les lip-syncs
Au fil des neuf épisodes, les candidates devront relever des défis de chant, de danse, de jeu d’acteur, d’imitation, d’improvisation et de confection de costumes. Les éliminations successives mèneront au couronnement d’une seule gagnante.
Si la formule demeure familière aux adeptes de la franchise, l’intérêt de cette nouvelle distribution réside aussi dans la variété des parcours. Plusieurs candidates possèdent une longue expérience des bars et des concours, tandis que d’autres viennent du théâtre, de l’enseignement, des arts visuels ou de disciplines plus inattendues.
La saison donnera également une visibilité à des communautés et à des formes de drag qui ne sont pas toujours représentées dans les productions télévisuelles grand public. Les identités culturelles, les expériences migratoires, les expressions de genre et les réalités professionnelles des participantes devraient ainsi occuper une place dans les récits personnels qui accompagnent traditionnellement la compétition.
Lauréate de 32 Prix Écrans canadiens, Canada’s Drag Race : que la meilleure gagne poursuit son parcours au sein de la franchise internationale créée par World of Wonder. La septième saison est produite par Blue Ant Studios, en association avec Crave et World of Wonder.
INFOS | Canada’s Drag Race : que la meilleure gagne, saison 7. Dès le jeudi 19 novembre 2026, à 21 h, sur Crave. La saison sera également lancée simultanément sur WOW Presents Plus aux États-Unis et dans 190 territoires à travers le monde. Tout au long de la saison, Fugues fera un compte rendu de chacun des épisodes. À lire sur Fugues.com dans la section https://www.fugues.com/categories/culture/ecrans/ ou à l’onglet https://www.fugues.com/etiquettes/canada-drag-race/
